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Construction et Habitat

Une maison bioclimatique en ossature bois

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A 640 mètres d’altitude, face au sommet du Parmelan, à Villaz (Haute-Savoie), la magnifique maison en ossature bois de la famille de François S. retient l’attention. Le propriétairea conçu lui-même sa maison et supervisé ses travaux. « Je ne connaissais rien au bâtiment » confie-t-il. Mais sa sensibilité à l’environnement l’a mené sur le chemin de la construction bioclimatique. « Le but c’est de ne pas trop consommer grâce à une conception intelligente et raisonnable de la maison ». François a ouvert les portes de sa maison à DDmagazine. Présentation des choix techniques, diaporama photo à l’appui. 

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Deforestation au Biodiesel

Une surface de la taille de 300 terrains de football de fôret est défrichée toutes les heures dans la seule indonésie. Les 2/3 des ourang-outans ont disparus, notre désir pour les "biocarburants" pourrait détruire rapidement ce qui nous reste encore, tel est le message de ce film produit par Films4Conservation, une organisation pour la conservation de la biodiversité, la protection des droits des peuples. L'organisation a obtenu de nombreux prix et récompenses pour ses travaux.
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"Nous resterons sur terre" au cinéma le 8 avril

Écrit par : Laurence Parmelan dans vidéoscomprendre le  

film-nous-resterons-sur-terre.jpgLes changements climatiques inquiètent, les espèces et les ressources s’épuisent, les villes s’étendent. "Nous resterons sur Terre" regarde la planète d’aujourd’hui dans les yeux et dresse l’état des lieux d'une harmonie qui vacille. Pouvons-nous inverser le cours des choses ? Le voulons-nous vraiment ? Sortie en salle ce mercredi 8 avril.

Alertés par l'état d'urgence environnemental, Olivier Bourgeois et Pierre Barougier ont parcouru la planète pendant près de deux ans. Le film laisse à chacun la liberté dévaluer le degré d’urgence sur une seule certitude : "Nous resterons sur Terre". Au delà des problématiques environnementales, c’est notre modèle de société dans son ensemble que le film remet en question.

Les réalisateurs précisent leurs intentions : "Nous resterons sur Terre. Évidemment. Notre futur est ici. Mais comment ? La question brûle toutes les lèvres. Les pollutions, les catastrophes industrielles et les changements climatiques ont brusquement révélé la question de la survie de notre planète et avec elle, celle de notre espèce. Nous sommes en passe d'être rattrapés par nos besoins les plus élémentaires : d'air pur pour respirer, d'eau pour boire, de sols pour s'alimenter, d'un climat stable pour vivre en sécurité.

Depuis des décennies, l'homme moderne et la nature vivent sur la même Terre mais n'appartiennent plus à la même planète. D'un côté, le progrès et son appétit croissant pour alimenter les demandes urbaines, de l'autre une biodiversité qui s'assèche progressivement et une planète qui s'asphyxie de nos propres inventions. Au-delà des problématiques environnementales, c'est notre modèle de société dans son ensemble que Nous resterons sur Terre  remet en question, tout en laissant le spectateur à ses émotions, à ses intuitions et à son jugement sur ce qui est juste ou non.
Quelle société souhaitons-nous transmettre aux générations futures et surtout quelles explications donnerons-nous à notre descendance lorsque celle-ci nous posera la question : Pourquoi ?

 

Les quatre fantastiques

Les réalisateurs ont fait le choix de donner la parole  à quatre intervenants de renom tout au long du film : James Lovelock, le philosophe Edgar Morin et les Prix Nobel de la Paix Mikhaïl Gorbatchev et Wangari Maathai.

Olivier Bourgeois justifie le choix d'avoir donné la parole à 4 intervenants tout au long du film : "On ne voulait pas que  Nous resterons sur Terre soit un film bavard. Mais nous souhaitions néanmoins avoir des intervenants irrécusables. Morin et Lovelock ont traversé le siècle. Ils ont pour eux la mémoire, une ouverture d’esprit et réfléchissent depuis longtemps sur la question du devenir de l’humanité.

Symboliquement, Mikhaïl Gorbatchev est celui qui fait tomber les murs entre les hommes. Il était donc la personnalité la plus à même d’expliquer que le changement est une affaire individuelle et collective, qu’il peut se faire dans l’unité et la diversité. Quant à Wangari Maathai, activiste et militante depuis 1977, c’est une femme du sud et une mère qui officie au quotidien sur le terrain. D’où cette force de conviction et cette douceur. "

A propos des intervenants 

James Lovelock, conseiller pour la Nasa dans les années 60,  invente le détecteur à capture d’électrons qui a permis de découvrir que le trou dans la couche d’ozone est lié aux émissions de gaz d’origine humaine. Membre de la Royal Society, il est aujourd’hui consultant régulier à la BBC sur les questions environnementales.

Mikhaïl Gorbatchev, prix nobel de la paix en 1990, a fondé en 1993 Green Cross International, ONG dont le but est de contribuer à la construction d’un avenir durable pour tous les habitants de la planète.

Wangari Maathai est la première femme africaine à avoir reçu le Prix Nobel de la Paix en 2004. Le Green Belt Movement, qu’elle a fondé en 1977 est aujourd’hui le plus grand projet de reboisement d’Afrique.

Edgar Morin, sociologue, anthropologue, philosophe, reçoit en 1994 le Grand Prix International de Catalogne pour l’ensemble de sa contribution au développement des valeurs culturelles, scientifiques et humanistes, en particulier au travers de son œuvre majeure « La Méthode ». Depuis 2002, il est directeur de recherche émérite au Centre National de Recherches Scientifiques (CNRS).

Autour du film

Un film et un projet éducatif
"Nous resterons sur terre" s'inscrit dans le cadre d'une campagne mondiale d'éducation et de sensibilisation au développement durable, sous l’égide de l'UNESCO et du Ministère de l’Education Nationale Français. Il est labellisé par le programme des Nations Unies pour l’éducation en vue du développement durable.Le film et le projet éducatif qui l’accompagne feront l’objet d’une tournée sur les cinq continents au cours des 18 prochains mois. 

Les exploitants de salles de cinéma s’engagent aux côtés des spect’acteurs.

Toute une série de séances exceptionnelles pour sensibiliser le public et montrer que nous sommes tous responsables et acteurs, feront l’objet d’une opération «éco-geste » du 31 mars au 8 avril : 1 téléphone portable à recycler = 1 arbre planté + 1 place de cinéma offerte.
 
Dernières séances exceptionnelles : le 7 avril à Paris et Bordeaux ; le 8 avril à Paris, Torcy, Villeneuve la Garenne, Beauvais, Chartres, Colmar, Nevers, Tours, Brignais, Clermont Ferrant, Dijon, Lyon, Valence, Blagnac, La Rochelle, Pau et Montpellier.

Infos, photos, débats : toutes les infos sur le site du film

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Commentaires (1)Add Comment
Critique du film
Par Carlo, 08 avril, 2009
Encore un film sur l'environnement ?! Eh oui, encore un ! Mais il en faudra d'autres pour changer notre perception du monde et de nous mêmes. Chaque film offre un angle différent, une sensibilité, un oeil neuf et plus il y aura d'angles, de sensibilités, de diversité...plus les perceptions évolueront.
Nous resterons sur Terre aborde le rapport entre l’homme moderne, la société dans laquelle il évolue et plus globalement son environnement. Vous allez dire : mais que veut-on encore nous faire comprendre ? Rien de nouveau, et je n’y connais pas grand-chose. Mais je sais ce que j’ai ressentis, face à la puissance des images ramenées par les réalisateurs et leur équipe. Après cinq années de tournage et 21 pays visités, j’imagine qu’il a dû être difficile de concentrer 60 heures de rushes en 87 minutes. L’aventure fut riche en rencontres et en découvertes. Olivier Bourgeois se souvient : « Nous resterons sur Terre nous a offert la magnifique opportunité de rencontrer deux Prix Nobel de la Paix, Wangari Maathai et Mikhail Gorbatchev, et deux éminents chercheurs, James Lovelock et Edgar Morin, mais aussi Nigel Galt. » (le monteur de Stanley Kubrick sur Eyes Wide Shut, rien que ça!)

Beaucoup de temps, de distance parcourue, de volonté pour changer notre façon de voir, pour prendre le recul nécessaire et observer les hommes d'un peu plus loin. Les réalisateurs sont fascinés et troublés par l’énergie déployée par l’homme pour s'extraire de son environnement. Pourtant, comme dirait Edgar Morin, « plus nous avons l'impression d'être autonome, plus nous sommes dépendant de ce qui nous rend autonome. » Nous resterons sur Terre, c’est entre autre un questionnement sur notre liberté et le rapport que nous entretenons avec la planète. Loin d’apporter une solution toute faite, le film met en avant la capacité de chacun d’être une part de la solution. Nous resterons sur Terre, est comme un miroir, celui de Pierre et d’Olivier sûrement, le mien, peut-être le vôtre… Il nous montre sans accuser, nous touche sans culpabiliser et nous transforme insidieusement en spect’acteurs.
Je fasi partie de ceux-ci.smilies/smiley.gif

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