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Des solutions extrêmes pour contrer le réchauffement

Écrit par Alexandra Lianes  Le 03 septembre 2008
L’inaction politique pour contrer le réchauffement climatique est devenue si sérieuse que les nations doivent désormais prendre en considération des solutions techniques extrêmes – telles que bloquer les rayons du soleil – pour s’atteler à la hausse catastrophique des températures, alertent des scientifiques à travers le monde. C’est ce que rapporte dans un article du Guardian David Adam.

Des experts scientifiques, dont les articles sont regroupés sur le site de la Royal Society (l’académie indépendante des sciences britannique), appellent à se pencher sur la géo-ingénierie pour faire face au réchauffement climatique.
Plutôt que de rester inactifs, les scientifiques appellent à davantage de recherche dans le domaine de la géo-ingénierie qui consisterait par exemple à déverser d’importantes quantités de fer dans les océans pour stimuler la croissance de phytoplanctons absorbeurs de dioxyde de carbone. Ce pourrait sinon consister en la création de nuages artificiels capables d’absorber les rayons du soleil.
Ces solutions, abordées depuis plusieurs années déjà, sont évoquées comme l’ultime recours pour contrôler les températures globales si les efforts pour contenir les émissions de dioxyde de carbone venaient à échouer.
Martin Rees, président de la Royal Society, a déclaré au Guardian : « Il n’est pas clair laquelle de ces technologies de géo-ingénierie pourrait fonctionner, encore moins quels seraient leurs impacts environnementaux et sociaux ; ou encore si ce serait prudent ou politiquement acceptable d’adopter l’une d’entre elles. Mais cela vaut le coup de consacrer des efforts pour à la fois clarifier leur faisabilité et tous les potentiels inconvénients de ces différentes options. Aucune de ces technologies ne fournira de joker et elles ne doivent pas non plus détourner l’attention des efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. »
Les opposants de la géo-ingénierie parlent d’une dangereuse diversion pour tenter de limiter la pollution au dioxyde carbone qui pourrait avoir de désastreux effets secondaires. Le Giec (Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat) parlait l’an passé « de  [solutions] uniquement spéculatives and non prouvées et avec des risques d’effets secondaires inconnus ».
D’après les scientifiques, les émissions de CO2 grimpent si vite qu’il faudrait qu’elles atteignent le seuil maximum en 2015 et qu’elles diminuent ensuite de 6,5% chaque année pour permettre aux dioxyde de carbone de se stabiliser à 450 PPM (partie par millions), ce qui pourrait limiter la hausse des températures à 2°C. Même un objectif à 650 ppm – bien au dessus des projections de la plupart des gouvernements – nécessiterait que les émissions atteignent le seuil maximum en 2020 et qu’elle baissent ensuite de 3 % chaque année.
D’après le rapport Stern sur l’économie du changement climatique, publié le 30 octobre 2006 par l’économiste Nicholas Stern, entre  7 millions et 300 millions de personnes pourraient être affectées par des inondations chaque année si la température venait à augmenter de 4°C ; 30 % à 50 % de l’eau disponible de Afrique du sud viendrait à disparaître, ainsi que 15 % à 35 % de la production agricole africaine et 20 à 50 % des animaux et des plantes seraient menacées d'extinction.

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Dernière mise à jour : ( 03 septembre 2008 )
 
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