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Un arrêté relatif aux métiers exposés à l'activité du radon et à la gestion du risque lié au radon au travail vient d’être publié au journal officiel. Présent partout à la surface de la planète – il provient surtout des sous-sols granitiques et volcaniques ainsi que de certains matériaux de construction - le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle inodore et incolore. Le radon provient de la désintégration de l'uranium et du radium présents dans la croûte terrestre. Le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), organe de l'OMS spécialisé dans le cancer, et le Programme national de toxicologie des Etats-Unis, ont classé le radon dans les agents cancérigènes [CIRC - Radon].
Parmi les professionnels exposés au radon figurent les employés des établissements thermaux. Ceux-ci peuvent être exposés des doses pouvant atteindre plusieurs dizaines de millisieverts par an [R. Améon. Le radon dans les stations thermales : une source d’exposition aux rayonnements ionisants. Février 2003].
Les professionnels du bâtiment peuvent aussi être exposés à des doses plus ou moins importantes. Cette exposition dépend des matériaux et des régions géographiques. Voir le document du Centre scientifique et technique du bâtiment, CSTB .
L'arrêté, publié au Journal Officiel du 2 septembre, fixe la liste des activités ou catégories d’activités professionnelles qui s’exercent au moins une heure par jour dans des lieux souterrains, et où les travailleurs sont exposés à l’activité du radon, et pour lesquels l’employeur est obligé de faire procéder à des mesures.
Il s’agit des activités suivantes :
- activités hôtelières et de restauration ;
- entretien et organisation de visite de lieux à vocation touristique, culturelle ou scientifique ;
- maintenance d'ouvrage de bâtiment et de génie civil ainsi que de leurs équipements ;
- activités professionnelles exercées dans des établissements ouverts au public visés au code de la santé ;
- activités professionnelles exercées au moins une heure par jour dans des établissements thermaux.
- entretien et surveillance de voies de circulation, d’aires de stationnement ;
- entretien, conduite et surveillance de matériels roulants ou de véhicules ;
- manutention et approvisionnement de marchandises ou de matériels ;
En fonction des niveaux d’activité volumique du radon obtenus, l’arrêté fixe les actions qui doivent être mises en œuvre par l’employeur : soit d’ordre technique pour réduire l’activité, soit d’ordre organisationnel pour réduire l’exposition des travailleurs à un niveau aussi bas que possible. De plus, si les niveaux d’activité ou d’exposition le justifient, des mesures de protection des travailleurs contre les dangers des rayonnements ionisants doivent être mises en place.
Arrêté du 2 septembre
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