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Les premiers résultats de la plus grande enquête épidémiologique menée à ce jour sur le danger potentiel de l’utilisation de téléphones portables viennent d’être publiés. Les premières conclusions semblent indiquer un risque notablement accru de développer certains cancers, en particulier le gliome, chez les utilisateurs intensifs. Les résultats définitifs, qui exigent encore des études statistiques, seront publiés en 2009.
Lancée en 1999, et coordonnée par le Centre international de recherche sur les cancers (CIRC) , l’étude épidémiologique Interphone s’est intéressée à des cas de tumeurs au cerveau. Cette étude réunit 2600 gliomes, 2300 méningiomes, 1100 neurinomes de l’acoustique,
400 tumeurs de la glande parotide ainsi que leurs témoins respectifs. Originaires de treize pays (Allemagne, Australie, Canada, Danemark, Finlande, France, Israël, Italie, Japon, Norvège, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, Suède), les témoins ont répondu à un questionnaire sur leur usage du téléphone.
A propos du gliome, le cancer du cerveau pour lequel le facteur de risque de mortalité est le plus élevé, l’étude note que « la mise en commun des données des pays scandinaves et d'une partie du Royaume-Uni a permis de dégager un risque de gliome significativement accru en relation avec l'utilisation des téléphones portables pour une période de 10 ans ou plus, du côté de la tête où la tumeur s'est développée ».
Selon le récapitulatif des résultats, la probabilité de développer un tel cancer est jusqu'à 60 % plus élevée dans les pays scandinaves, de près de 100 % en France et de 120 % en Allemagne pour les utilisateurs de plus de dix ans.
Résultats définitifs en 2009
Les associations qui militent pour durcir les normes d'exposition aux ondes électromagnétiques, ne manquent pas de relever, que le profil de l'utilisateur régulier retenu dans l'étude Interphone (au moins une fois par semaine pendant six mois) minimiserait la portée de certains résultats.
Des résultats à prendre avec réserve en attendant la publication définitive, en 2009, de cette étude clef. C'est notamment sur cette base que les pouvoirs publics européens devraient ajuster les normes d'exposition aux ondes électromagnétiques.
Premiers résultats de l'étude Interphone (PDF)
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