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Le monde doit faire face à une consommation effrénée du capital naturel mondial. Tout comme des dépenses inconsidérées sont à l’origine de la récession, la consommation excessive de l’Homme épuise les ressources naturelles à un point tel que nous mettons en danger notre prospérité future. Voici le constat établit par le WWF dans l’édition 2008 de son rapport « Planète vivante », étude publiée tous les deux ans sur l’état de santé de la planète et réalisé avec la Société Zoologique de Londres (ZSL) et le Réseau Mondial de l’Empreinte écologique (GFN).
« Si nos demandes se maintiennent à la même cadence, nous aurons besoin, vers le milieu des années 2030, de l’équivalent de deux planètes pour maintenir notre mode de vie », annonce James P.Leape, directeur général du WWF International.
Les mauvaises nouvelles du rapport
Une cinquantaine de pays sont actuellement confrontés à un stress hydrique modéré ou grave, et le nombre de personne souffrant de pénuries d'eau toute l'année ou de manière saisonnière devrait augmenter en raison du changement climatique. 50 nations font déjà
l’expérience de tension modérée à sévères sur l’apporvisionnement en
eau ; 27 pays importent plus de la moitié de l’eau consommée, dont la
Grande Bretagne, la Suisse, l’Autriche, la Norvège et les Pays Bas.
D’après des données de 2005, la biodiversité mondiale a décliné de près d’un tiers depuis 1970.
Le Rapport Planète Vivante 2008 nous indique que plus des trois quarts de la population mondiale vit dans des pays qui sont débiteurs écologiques - leur consommation nationale ayant dépassé la biocapacité de leur pays. Ainsi, la plupart d'entre nous fondons notre style de vie, et notre croissance économique, sur l'exploitation (et de plus en plus la surexploitation) du capital écologique d'autres parties du monde.
Nous vivons au dessus de nos moyens
Les Etats-Unis et la Chine comptent pour les deux cinquième de l’empreinte écologique de la planète, avec 21 % chacun.
« Nous sommes en train d’agir écologiquement de la même façon que les institutions financières se sont comportées économiquement, cherchant la satisfaction immédiate sans prendre en compte les conséquences » constate Jonathan Loh du ZSL. « Seulement les conséquences d’une crise écologique seront bien plus graves que l’actuel effondrement économique. »
Agir maintenant
« La bonne nouvelle, c’est que l'humanité peut changer de cap : une transition rapide vers la fin de la surexploitation des ressources pourra réduire de manière significative l'ampleur de la dette écologique », poursuit le rapport qui préconise :
- De mettre fin à la surexploitation des ressources implique de combler l'écart entre l'empreinte écologique de l'humanité et labiocapacité disponible.
- Du côté de la demande réduire la population, la consommation individuelle, l’exploitation des ressources ou la production de déchets aura pour résultat de réduire l'empreinte.
- La réhabilitation des terres dégradées peut augmenter les rendements agricoles
- L'empreinte de la nourriture peut être réduite en optimisant la distance de transport des denrées et l'efficacité avec laquelle elles peuvent être produites localement.
- L'efficacité énergétique des bâtiments résidentiels et commerciaux peut souvent être améliorée de façon spectaculaire et les produits et équipements de base peuvent être intégrées de façon à ce que les déchets d’un système soient être récupérés pour servir d’intrants dan un autre système.
- Les économies d'énergie et le développement d'alternatives au combustibles fossiles ne pourront que renforcer leur efficacité
- En concevant des villes privilégiant les déplacements pédestres au
détriment de la voiture, on peut réduire la consommation individuelle
D’autres stratégies, comme celles qui permettraient de réduire, et finalement inverser, la croissance démographique, sont susceptibles d’avoir moins d’impact à court terme, mais aboutissent toutefois à long terme à une diminution importante et cumulative de la surexploitation des ressources.
Consulter l'intégralité du rapport (PDF)
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