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En l’espace de 15 jours, deux opérateurs de téléphonie mobile ont été condamnés par les tribunaux à démonter des antennes-relais au nom du principe de précaution (Voir notre article).
Devant la multiplication des condamnations, l’Académie de médecine a souhaité faire une "mise au point" sur les risques des antennes de téléphonie mobile.
Dans son communiqué, elle souligne l’absence de risque démontré des antennes relais de téléphonie mobile tout en relevant "une erreur scientifique" dans une récente décision de justice en appel condamnant un des opérateurs à démonter une antenne.
Dominique Belpomme, président-fondateur de l’Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse (Artac ), se veut "mesuré, prudent et réaliste" quant au communiqué de l’Académie. "En l’état de ses connaissances, l'Académie ne pouvait pas dire autrement." "Le problème de fond c’est qu’elle n’a pas fait d’études sur le sujet." La position de l’Académie, estime le Professeur Belpomme "n’est pas scientifiquement recevable, elle n’est pas au courant des derniers résultats scientifiques".
L’instance conseillère des pouvoirs publics fait en outre part de son étonnement "qu’une décision de justice ait pu ne retenir, parmi l’ensemble des études disponibles sur le sujet, que celles allant dans le sens du plaignant". Et de citer pour exemple le rapport Bioinitiative, récusé, d’après elle, par le Health Council des Pays-Bas.
"Il est incompréhensible que l'Académie mette en porte-à-faux les résultats d'une expertise internationale avec une petite commission de santé administrative des Pays-Bas qui n'a aucune légitimité scientifique". Car le rapport Bioinitiative (publié le 31 août 2007) "a réuni 20 des meilleurs experts de la planète qui ont revu 1 500 articles sur le sujet".
Le rapport Bioinitiative semble d’ailleurs être à l’origine des décisions de justice de ces dernières semaines.
L’Académie renouvelle en outre "sa mise en garde contre une interprétation subjective du principe de précaution".
Elle recommande en conséquence que ce soit au législateur de préciser
les modalités de son application, en particulier en ce qui concerne le
développement des nouvelles technologies. Un groupe de travail des académies de médecine, des sciences et des technologies va examiner les questions posées par cette actualité judiciaire, conclut-elle.
Il faut d'ailleurs souligner que l'Académie de médecine elle
n'avait pas jugé bon de prendre position sur l'amiante avant 1996, date de son interdiction.
Consulter le résumé en français du rapport Bioinitiative (PDF)
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