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L'APESI est l'association des producteurs d'électricité solaire indépendants. Cet organisme tout neuf - il est né en 2009 - semble bien décidé à faire entendre la voix des PMI/PME du secteur. L'association fait le point sur le développement de la filière photovoltaïque en France et souligne les points sur lesquels, à son avis, doivent porter les efforts.
Sur le plan mondial, l’Europe est le leader de la production d’électricité solaire devant les Etats-Unis et le Japon. Nous devons cela à deux voisins de la France, l’Allemagne et l’Espagne (respectivement un parc cumulé de 5800 et 3300 MW à la fin 2008). Depuis moins d’une dizaine d’années, la filière solaire française connaît une croissance exponentielle. Au courant de l’année 2008, la France est arrivée à un parc cumulé de 175 MW. Entre 200 et 300 MW devraient être installés au fil de l’année 2009 ce qui amènerait à un cumul d’installations de près de 400 MW (source : Ademe).
L’Europe fixe des objectifs ambitieux en ce qui concerne le développement de la filière photovoltaïque. La commission européenne prévoit d’établir d’ici 2014 un fond européen spécialement dédié à l’efficacité énergétique et de réduire la TVA pour les biens qui lui sont relatifs. Par ailleurs, tous les bâtiments construits après le 31 décembre 2018 devront être en mesure de produire leur propre énergie.
En France, le Grenelle de l’environnement a fixé des objectifs permettant de diminuer notre retard vis-à-vis de nos voisins européens. La puissance du parc photovoltaïque installé en 2020 devrait atteindre 7 000 MW, soit presque 100 fois plus qu’en 2007. En se basant sur ces prévisions, la filière pourrait être extrêmement créatrice d’emplois. Alors qu’en 2007 la filière photovoltaïque représentait 2 110 emplois elle devrait représenter plus de 60 000 emplois d’ici 2020 entre les différents corps de métiers : commerciaux, investisseurs, développeurs de projet, ingénieurs, installateurs, et sociétés d’exploitation et de maintenance, etc.
Les hic selon l'APESI
Malgré ce constat favorable, l'APESI soulève trois "hic" dans le développement du solaire photovoltaïque en France, trois points sur lesquels, à son avis, doivent porter les efforts.
- La filière est incomplète
La France compte peu de producteurs de modules (ou panneau) photovoltaïques. Le développement du photovoltaïque français bénéficie aux fabricants étrangers (principalement Allemands, Chinois et Japonais) plutôt qu’aux entreprises et aux emplois en France. Cela pose un réel problème pour la balance commerciale française. De plus, les kilomètres parcourus par les panneaux solaires avant
leur installation ne valorisent pas le bilan carbone de la filière.
- Le cadre administratif est encore trop complexe
Pour pouvoir installer et exploiter un système photovoltaïque sur le territoire français, les démarches administratives prennent de 6 à 8 mois. Même si plusieurs acteurs de la filière travaillent actuellement avec l’Etat sur la simplification des démarches, le temps de raccordement au réseau est beaucoup trop long et les files d’attentes sont de plus en plus encombrées. L’APESI souhaite donc instaurer un dialogue avec des instances susceptibles de faciliter les démarches.
- Le marché néglige les PME/PMI
La structure du marché de l’énergie en France et l’impulsion forte du gouvernement ont favorisé un marché concentré autour de quelques grands acteurs. Ce système néglige trop souvent le rôle central des PME/PMI dans le développement du secteur. L’APESI a donc pour objectif de représenter cette partie de la filière afin que ces acteurs qui constituent un maillon essentiel ne soit pas mis à l’écart dans le processus de prise de décision. L'association souligne la capacité des PMI/PME à créer des emplois en rappelant qu'en France, près de 2/3 des emplois et plus de la moitié du PIB national proviennent des PME/PMI.
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