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Après les granulés « Grain de feu », l’ONF décline sa stratégie de production de bois de chauffage avec le bois bûche sous la marque « Le Bois de feu » en créant la société ONF-Molinario – Société Bois Bûche Ile-de-France.
Chargé par l’Etat de la gestion durable des forêts publiques, gestionnaire de 4,7 millions d’hectares de forêts publiques en métropole, l’ONF dispose d'un solide savoir-faire forestier indispensable pour mobiliser les ressources en bois disponibles, promouvoir et développer la récolte maîtrisée de la ressource bois énergie.
L’ONF promeut les solutions de chauffage au bois auprès des particuliers, collectivités et industriels sous signature commune « ONF Energie Bois ».
Après les granulés « Grain de feu », l’ONF décline aujourd’hui sa stratégie sur le bois bûche, sous la marque « Le Bois de feu » en créant la société ONF-Molinario (1) – Société Bois Bûche Ile-de-France. A travers ces deux marques, l’ONF propose désormais des solutions de chauffage au bois portées par le réseau de partenaires fabricants et distributeurs de granulés, plaquettes forestières et bois bûches.
Le bois est une énergie économiquement compétitive jusqu’à 6 fois moins cher que le fioul ou le gaz naturel ! L'utilisation du bois permet de réduire les importations de ressources fossiles et donc d'améliorer la balance des paiements. Avec l’augmentation du cours du pétrole, le bois est devenu un combustible compétitif car son prix n'est pas soumis aux fluctuations des cours internationaux des monnaies et des carburants.
La forêt s'accroit de 40 000 hectares par an
Depuis 1828, la forêt ne cesse de gagner du terrain. Le rythme actuel est de 40 000 ha par an. Et la production biologique progresse pour atteindre 103 millions de m3 par an (donnée 2005). Avec une récolte annuelle de bois qui ne dépasse pas 60 % de la production biologique, la forêt française offre des marges importantes de bois à récolter. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle augmenter les volumes de mobilisation du bois est l’un des axes majeurs de la politique forestière actuelle.
Au regard du potentiel de récolte de la forêt et de l’évolution des nouvelles technologies, le bois est une énergie renouvelable qui peut être développée rapidement. Pour qui ? Pour quoi ? La modernisation des installations domestiques devrait permettre d’augmenter considérablement la production de chaleur utile. La performance des technologies pour les chaufferies, l’organisation de filières performantes d’approvisionnement devraient permettre de multiplier par 5 la couverture des besoins en matière de chauffage collectif et industriel. Enfin, en France, la production d’électricité par chaudières à cogénération devrait également fortement progresser.
Le bois énergie est un allié pour la sylviculture. L'exploitation traditionnelle ancienne des forêts essentiellement orientée vers la production du bois de chauffage a conduit à une forme de sylviculture, le taillis, qui permettait de produire en quantité du bois bûche de faible diamètre. Le traitement en futaie de production de bois d'œuvre permet également aujourd’hui une production de bois de chauffage à partir des premières éclaircies. Le déchiquetage sous forme de plaquettes forestières des rémanents d'exploitation (branchages et petits bois) qui étaient jusqu'alors abandonnés sur la coupe (et brulé sur place, ndlr) est une technique prometteuse qui permet de valoriser la biomasse. La production de bois énergie permet ainsi de dynamiser la gestion forestière et la récolte de bois d'œuvre en rentabilisant les premières éclaircies.
Pour accompagner cette démarche écologique et aider à financer une acquisition de matériel de chauffage au bois, l’Etat propose un crédit d’impôt. Pour en bénéficier, il suffit de choisir des installations qui répondent à des normes de performances énergétiques élevées et justifient d’un rendement d’au moins 65 % (les équipements portant le label « Flamme verte » répondent à toutes ces conditions).
Un emploi pour 2000 tonnes de plaquettes forestières
Un scénario prospectif estime à 85 000 le nombre d’emplois dans cette filière en 2015, soit une création de 25 000 emplois. Cette évolution s’explique par le développement des filières plaquettes forestières, pailles et cultures énergétiques qui représenteront près de 15 000 emplois en 2015. Le développement du marché du bois énergie sous toutes ses formes en France offre donc des perspectives encourageantes pour le maintien ou la création d’emplois en zones rurales.
En Europe, la production de granulés passe de 2.5 millions de tonnes en 2004 à 6 millions en 2008, soit une augmentation de 140 % en seulement 4 ans.
En France, cette augmentation a été encore plus rapide puisque la production de granulés est passée de 45 000 tonnes en 2004 à plus de 200 000 tonnes en 2008, soit une croissance de 344 % en 4 ans.
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