|
Un agriculteur charentais et le Mouvement pour le respect des générations futures demandent le retrait du désherbant Roundup, fabriqué par la firme américaine Monsanto. Ils ont envoyé une lettre au ministre de l’Agriculture, en soulignant que l’impact du produit sur la santé humaine n’avait pas été correctement testé.
Sa boite verte est bien connue des jardiniers amateurs. Les agriculteurs, eux, l’achètent en plus grosse quantité, mais l’effet est le même : la fin des mauvaises herbes et autres plantes indésirables. Le Roundup est l’un des désherbants les plus efficaces du marché. Mais aussi l’un des plus contestés.
Fabriqué en plusieurs versions par la multinationale américaine Monsanto, son principe actif est le glyphosate, dont certaines études (voir Le Monde du 13 mars 2005 ou une étude récente publiée par l'université de Caen dans Chemical Research in Toxicolgy en décembre 2008) estiment qu’il est nocif pour la santé humaine, ce que dément son fabriquant.
L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (Afssa) autorise sa commercialisation. C’est contre cette autorisation qu’un agriculteur charentais, Jacques Maret, également membre du CRIIGEN (Centre de Recherche et d’Information Indépendant sur le Génie Génétique) et une association, le Mouvement pour le respect des générations futures, partent en campagne. Ils ont envoyé une lettre au ministre de l'Agriculture pour demander l’interdiction du Roundup. Leur argument : les effets sur la santé humaine n’ont pas été correctement testés.
Ce qu’ils dénoncent en particulier, c’est l’absence, selon eux, d’études obligatoires sur les rats. Et si Monsanto les a faites, elle n’en a pas publié les résultats, ce qui serait, selon les plaignant, illégal. Eégalement dénoncée la composition du produit n’apparaitrait pas sur les bidons, or c’est une obligation, ne serait-ce que pour savoir comment soigner une personne qui en aurait avalé.
Plus grave selon l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, le Roundup a été autorisé, alors que de l’avis même de l’AFSSA (AMM n°2010321 du 16 avril 2007), “le risque pour les personnes (enfants par exemple) [...] n’a pas été évalué”.
En cas de refus du ministère de l’Agriculture, Jacques Maret et le MDRGF affirment qu’ils porteront l’affaire devant le Conseil d’Etat.
Aussi sur DDmagazine
Dominique Belpomme : "Une eau potable peut être bourrée de pesticides"
Pesticides : faut-il attendre août pour faire un bébé ?
Procès vins de table/pesticides : le MDRGF appelle à l'aide
Un autre regard sur le cancer
Rétrolien(0)
|