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Et si les terriens les plus heureux ne résidaient pas dans des pays économiquement riches comme le Danemark ou les États-Unis, tel qu’on le croit ? Selon la New Economics Foundation, nos congénères les plus heureux vivraient plutôt au Costa Rica.
La New Economics Foundation, un organisme indépendant qui réfléchit sur le rôle de l’économie dans l’amélioration de la qualité de vie, a calculé un indice de bonheur pour les habitants des pays, le Happy Planet Index (HPI). Celui-ci mesure le nombre d’années de bonheur que peut vivre un individu dans une société donnée. Pour calculer le HPI d’un État, on prend en compte trois valeurs : son empreinte écologique, l’espérance de vie de ses habitants et leur niveau global de satisfaction face à la vie.
Pour l’espérance de vie, l’Europe de l’Ouest, le Canada, l’Australie, le Japon et les États-Unis sortent grands vainqueurs. Il y a toutefois quelques surprises : Chili, Uruguay, Costa Rica, Panama et Cuba figurent également parmi le haut de ce palmarès.
Le portrait s’assombrit quand on aborde la notion de satisfaction. Cette valeur subjective renvoie à la perception des individus sur leur état de contentement dans leur propre vie. Les États-Unis cotent 7.8, l’Allemagne, 7.2, et la France, 7.1. Le grand gagnant mondial à ce niveau : le Costa Rica, avec une note de 8.5.
Mais la valeur qui fait la principale différence est l’empreinte écologique des pays. Pour la mesurer, on a fait un ratio entre la surface de terre nécessaire à une population afin de répondre à ses besoins, et la surface du pays capable d’absorber les émissions de CO² de la population. Et là, pour des pays comme les États-Unis, c’est carrément catastrophique : selon cet indice, il faudrait aux étatsuniens plus de quatre planète comme la nôtre pour supporter leur rythme de vie ! Tandis que les costaricains peuvent se contenter d’une seule planète pour subvenir à tous leurs besoins.
Site de la New Economics Foundation
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