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Dans un entretien accordé au plus influent hebodmadaire allemand, Der Spiegel, l’épidémiologiste Tom Jefferson considère que, du moins pour l'instant, la grippe A n'est "pas différente d'une grippe ordinaire". Le scientifique parle d’une psychose collective dangereuse, entretenue par certains des acteurs du monde de la santé, et d'enjeux économiques importants. Plutôt que de s’étendre sur des considérations sans fin sur le virus, il conseille aux populations…de se laver les mains régulièrement.
Tom Jefferson a participé en tant que biologiste à la Cochrane Collaboration, une organisation internationale indépendante de veille du monde médical, pendant quinze ans. Bien qu’il admette que le virus de la grippe A est imprévisible et qu'il faut être vigileant pour le prévenir, il n'y a pas, selon lui, de raison de faire tout ce foin. " Il ya des gens qui nous font des prédictions de pire en pire, année après année... nous devions tous mourir de la grippe aviaire par exemple, et que s'est-il passé ? Rien. On a l'impression que toute une industrie attend l'épidémie ".
Pour Tom Jefferson, si l’on en fait un tapage médiatique aussi bruyant, c’est, selon ses propos rapportés par le Spiegel, que "des intérêts économiques importants, des réputations, des carrières, la crédibilité de l’Organisation mondiale de la santé et de services sanitaires nationaux, sont en jeu".
Et d'affirmer: "je ne vois pas, pour l'instant du moins, de différence entre la grippe A et une grippe ordinaire. La grippe A serait peut être passée inaperçue s'il elle n'était pas le fait d'un virus inconnu plutôt que d'un virus de grippe." .
Concernant les chiffres de mortalité de la grippe ordinaire (plusieurs dizaines de milliers de victimes pas an en allemagne) Tom Jefferson invite à se méfier de l'amalgame entre les décès provoqués par la grippe et ceux provoqués par 200 autres virus qui provoquent des symptômes similaires. Selon lui, seulement 7 % des pathologies considérées comme des grippes sont dues au vrai virus de la grippe, mais les autres types de virus n'intéressent pas la recherche, parce qu'on ne peut pas "en faire de l'argent".
« On devrait éduquer les enfants à se laver les mains régulièrement. Et dans chaque aéroport, on devrait installer des centaines de lave-mains. Quiconque sortirait d’un avion et qui n’aurait pas lavé ses mains devrait être stoppé par les douaniers. » Pour Tom Jefferson, ces solutions simples, faciles d’application sont efficaces pour combattre la grippe A et des centaines d'autres agents pathogènes qui provoquent des symptômes similaires à ceux de la grippe, et qui peuvent être mortels.
Au cours de l'interview Jefferson traite également des limites de l'effiacité des anti-viraux et des vaccins.
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