Dès les premières lignes, le quotidien relate l'histoire de Vincent Petit intoxiqué par les vapeurs toxiques des algues, alors que son cheval s'effondre et meurt en quelques minutes dans un cloaque de boues nauséabondes épais d'un mètre.
Le quotidien rappelle les efforts des communes pour se débarrasser de l'algue à force de bulldozers et de centaines de milliers d'euros, mais en vain. Et de citer André Ollivro, vice-président de l'association Halte aux Marées Vertes, qui évoque des plages de la baie de Saint-Brieuc où ses enfants faisaient jadis des châteaux de sable, maintenant recouvertes par les algues.
Le quotidien précise que selon les informations du Centre d'étude et de valorisation des algues, situé en Bretagne, "le problème n'est pas systématique et les touristes ne devraient pas éviter toute la région". Une communication du pire qui ferait rire, s'il ne s'agissait pas de la survie de nombre d'entreprises touristiques de la région.
Le quotidien rappelle aussi les causes de la prolifération des algues et montre du doigt la forte concentration régionale d'élevages de porcs et de volailles, et les rejets de nitrates : " ça puait dans l'intérieur des terres du fait des élevages de porc, ça pue maintenant sur les plages" s'indigne André Ollivro. Message clair : pas de salut, pas même à l'intérieur des terres.
Nous reste la honte. La honte de ne pas résoudre un problème récurrent, résolu ailleurs, somme toute techniquement simple, mais oh combien politique. Pour ceux qui chercheraient la solution au problème, voici une piste. Un seul petit décret concernant les lisiers et les fumiers pourrait probablement suffire.
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