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COP15 - Copenhague : 690 000 kilomètres de rails pour des transports à faibles émissions

Écrit par Marc Mayor  Le 07 décembre 2009
De notre correspondant exclusif à COP15 - Copenhague. En marge de la conférence sur le réchauffement climatique, l'Institut Japonais des Etudes de Systèmes de Transport a présenté samedi une nouvelle étude sur les systèmes de transports à faibles émissions en collaboration avec le Professeur David Banister, directeur du Centre d'études de l'environnement de l'Université d'Oxford et de l'Agence internationale de l'énergie.

Jiro Hanyu, Président du IJEST, a d'abord mis en avant qu'après le secteur de la génération d'électricité, les transports sont le deuxième contributeur à la croissance des émissions de CO2. L'Agence Internationale de l'Energie prévoit que sans changements majeurs, les émissions issus des transports doubleront d'ici 2050.

L'IJEST prône trois mesures majeures pour enrayer la croissance des émissions du secteur des transports, afin de maintenir ses émissions de 2050 au niveau de celui de l'an 2000, sans freiner le développement économique des pays émergents.

La première clé est le développement de systèmes de transports publics dans les grandes agglomérations des pays émergents. Les systèmes de métros sont adaptés aux grandes villes, et les réseaux de bus aux villes moyennes, afin d'arriver à ce que 60% des déplacements urbains soient faits via des transports en commun, comme c'est déjà le cas à Tokyo, par exemple.

La deuxième clé serait le développement de systèmes de rails rapides interurbains, qui rendrait le rail prédominant pour tout déplacement inférieur à 1600 kilomètres. Au total, l'IJEST prévoit qu'il faudrait construire plus de 690 000 kilomètres de rails dans le monde afin d'atteindre ces deux premiers objectifs.

Compte tenu de leurs longues périodes de construction et de retour sur investissement, l'IJEST estime qu'il est impossible pour la plupart des pays émergents de financer ces systèmes de transports en commun alors qu'il font face à d'autres urgences de développement (même si la Chine, avec la richesse issue de sa forte croissance, est en train de financer de tels systèmes sans aide extérieure.)

Ainsi, l'IJEST prône la création d'un fond de 2500 milliards de dollars, administré par la Official Development Assistance (ODA) des Nations Unies afin de subventionner le coût total estimé à 8600 milliards de dollars. L'IJEST précise que ces 2500 milliards de dollars s'inscrivent facilement dans l'engagement déjà pris par les pays développés de financer l'ODA à hauteur de 0,7% de leur PIB.

Des réserves sur la voiture électrique

La troisième mesure proposée par l'IJEST vise au transfert vers des véhicules électriques de tous les déplacements urbains, et vers des véhicules hybrides pour les transports interurbains ou commerciaux. Interrogé sur les émissions de CO2 créées par la génération d'électricité nécessaire aux véhicules électriques, Monsieur Hanyu a précisé que cela n'était pas intégré dans l'étude, et le serait dans des études ultérieures. Il a également précisé que les véhicules électriques étaient à leur yeux plus efficace dans des transports urbains, puisqu'ils ne consomment pas d'énergie à l'arrêt.

Le Professeur Banister, directeur du centre d'études de l'environnement de l'Université d'Oxford, a émis des réserves sur les voitures électriques, précisant que les études menée à Oxford prévoyaient que des véhicules à pétrole pourraient émettre de l'ordre de 30g par kilomètre à l'horizon 2030, quand les véhicules électriques seraient cantonnés entre 80 à 170 g de CO2 par kilomètre sur l'ensemble de leur chaine de génération d'énergie.   

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Dernière mise à jour : ( 07 décembre 2009 )
 
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