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Alors que débute la discussion sur l’avenir de l’énergie photovoltaïque dans notre pays, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a coeur de préciser que la filière industrielle photovoltaïque française a poursuivi son effort de développement en 2010. Pour la seule année 2010, au moins 200 millions d’euros ont été investis pour poursuivre la construction d’usines de production de panneaux photovoltaïques. Aujourd’hui, la capacité de production française s’élève à près de 440 MW, répartis sur dix sites industriels. Aux côtés de la seule production de modules photovoltaïque, différentes unités industrielles sont mobilisées dans la production des autres composants : composants électriques, composants de structures …
Le SER a constaté que cette réalité du tissu industriel est peu connue des pouvoirs publics et il s’attache à la faire connaître. "Aux côtés des développeurs et des installateurs, il existe des industriels qui ont pour ambition de développer une industrie photovoltaïque française, capable de se positionner dans la concurrence internationale", rappelle André Antolini, Président du SER.
À la date de publication du décret qui suspend pendant trois mois tout nouveau raccordement d'installation photovoltaïque au réseau d'électricité (sauf pour les particuliers), trois projets phare de production de modules dont tous les composants seront fabriqués en France étaient lancés.
Le projet de MPO Energy prévoit de produire 100 MW de modules par an, dont les cellules seront toutes fabriquées en Mayenne, à partir des procédés développés dans le cadre du projet de recherche PV20.
Le projet de First Solar et EDF EN, aujourd’hui suspendu du fait du moratoire, prévoit, sur le site de Blanquefort en Gironde, de fabriquer 110 MW de modules par an.
Le projet PV Alliance, qui regroupe Photowatt, CEA Investissement et EDF EN, dont la ligne prototype expérimentale est en cours de construction, en Savoie, et dont la vocation est de développer une nouvelle technologie de cellules à haut rendement. Ces seuls projets sont porteurs de près de 1 500 emplois.
Pour les professionnels du solaire, la tempête que suscite l'action du gouvernement pourrait remettre cette filière en cause.
* Le Syndicat des énergies renouvelables regroupe 550 adhérents, représente un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros et plus de 80 000 emplois. Elle est l’organisation professionnelle qui regroupe les industriels de l’ensemble des filières énergies renouvelables : biomasse, bois, biocarburants (FBE), énergies marines, éolien (FEE), géothermie, hydroélectricité, pompes à chaleur, solaire thermique, thermodynamique et photovoltaïque (SOLER). SER SOLER compte 265 membres, actifs dans toutes les régions de France et intervenant sur l’ensemble de la chaîne de valeur de la filière photovoltaïque
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