Liberated Carbon est une histoire musicale de l'obsession de la consommation de combustibles fossiles. Chanson écrite par Andrew Revkin journaliste environnemental au New York Times de 1995 à 2009, écrivain et éditeur du blog Dot Earth.
On ne peut attendre de vrais changements en matière de comportements que si les propositions pour sauver la planète ne sont pas punitives ou restrictives, mais au contraire exaltantes, plaisantes, amusantes. La preuve...
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Au Parlement européen, succès pour "Le business du porc"
Jose Bosé et deux autres parlementaires européens Dan Jørgensen (Danemark) et Janusz Wojciechowski (Pologne) ont organisé avant-hier au Parlement européen la projection du film Pig Business, en français "Le business du porc" ou "Un business de porc". Le film, réalisé par Tracy Worcester, dénonce l'application des méthodes industrielles, celle de l'industrie automobile par exemple, à la production d'êtres vivants. [Image extraite de la video ci-dessous]
La projection, suivie de présentations d'experts, a été l'occasion de discussions houleuses au sujet du film qui dénonce que les fermes industrielles européennes ne tiennent pas compte des règles d'un bien être minimal pour l'animal, menacent la santé public par le recourt systématique aux antibiotiques à haute dose, et mènent les petits fermiers traditionnels à la ruine. Ci-dessous la bande annonce du film (en anglais). Il existe sur Youtube une version de 40 minutes.
Pour Jose Bové, "avec la déréglementation et l'ouverture des marchés arrivent les grosses entreprises comme Cargill, Tyson and Smithfield, et avec elles la concentration de la production qui est la cause de l'élimination des petits fermiers. Si la Politique agricole commune (PAC) favorise une agriculture qui détruit l'environnement, et fabrique des produits industriels de qualité médiocre, je ne vois pas pourquoi les européens voudraient la financer. Tout le monde sait que 75 % des aides vont à 25% des agriculteurs, ceci n'est pas acceptable".
Souveraineté alimentaire
Pour Tracy Worcester, l'auteur du documentaire, "les règles de l'Organisation mondiale du commerce ne devraient pas s'appliquer aux produits de l'agriculture, et les nations et les régions devraient pouvoir se protéger des produits à bas prix de piètre qualité fabriqués ailleurs", définissant ainsi un sorte de souveraineté alimentaire des nations. Elle poursuit : "ainsi les fermiers seraient protégés des ravages de l'économie mondiale, pourraient changer leur méthode de production et produire pour les marchés locaux de façon durable, en améliorant la qualité de la vie. Les géants [de l'agriculture industrielle, ndlr] devraient être taxés pour dédommager la société des coûts réels de leur production [sur la sante et l'environnemen, ndlr)."