L’histoire de l’environnement n’est pas enseignée, la parole des Anciens se perd. Sans repères, comment protéger une nature que nous ne connaissons plus ? C’est l’une des questions posées par Philippe Dubois dans un texte percutant «La grande amnésie écologique».
Le réacteur nucléaire Terrapower, dont le développement est soutenu par Bill Gates, est nouveau à deux titres. Il s'agit d'un réacteur qui, une fois en marche, pourrait fonctionner 60 ans sans s'arrêter et sans être rechargé ; et sa conception est issue de la recherche privée. Son principe en revanche n'est pas nouveau. [Illustr. Intellectual Ventures]
On ne peut attendre de vrais changements en matière de comportements que si les propositions pour sauver la planète ne sont pas punitives ou restrictives, mais au contraire exaltantes, plaisantes, amusantes. La preuve...
Tous nos coups de coeur vidéo
Prix Albert Londres pour Le film "Zambie : à qui profite le cuivre ?"
Le prix Albert Londres 2012, le plus prestigieux de la presse francophone, a été attribué au documentaire « Zambie : à qui profite le cuivre ? » des journalistes Alice Odiot et Audrey Galley. Ce film s'appuie sur le travail mené par les Amis de la Terre France dans le cadre de leur campagne sur la Banque européenne d'investissement (BEI) et le secteur minier en Afrique. Il dénonce l'implication de la banque publique de l'Union européenne dans la mine de Mopani en Zambie. Ci-dessous extrait publié par Télérama sur Télérama Vidcast et ici les détails sur les prix Albert Londres remis au Sénat de la République française.
Alice Odiot et Audrey Galley se sont rencontrées lors des films « La mise à mort du travail ». Après deux ans d'enquête sur l'extraction du cuivre par la multinationale Glencore en Zambie, elles ont réalisé le film documentaire : « Zambie : à qui profite le cuivre ? », diffusé sur France 5 en mai 2011.
Les deux réalisatrices expliquent : « Ce film est parti d'un constat simple dressé par les Amis de la Terre : chaque année de l'argent publique européen destiné à lutter contre la pauvreté en Afrique tombe dans les mains de multinationales richissimes qui possèdent et exploitent des mines en Afrique. A travers ce film et l'exemple de la mine de Mopani nous avons pu mettre en lumière les conséquences sociales et environnementales désastreuses de l'extraction du cuivre en Zambie mais également apporté la preuve de l'évasion fiscale massive dont est victime le pays ».
Martine Laplante, présidente des Amis de la Terre se réjouit : « Je tiens à féliciter les deux réalisatrices pour avoir réussi à expliquer de manière pédagogique tous les rouages complexes de l'exploitation minière en Zambie, et le rôle-clé des institutions financières dans de trop nombreux projets controversés. » Pour Anne Sophie Simpere, ancienne chargée de campagne aux Amis de la Terre et partie prenante du film, poursuit « le documentaire a été une formidable aventure et sa diffusion a largement contribué à l'avancée de notre campagne et a permis à d'autres organisations de se saisir du problème. De plus le cas Mopani est un cas d'école qui a fini par convaincre de nombreux décideurs ».
Les Amis de la Terre suivent le projet Mopani depuis 2009, en collaboration avec des ONG locales Zambiennes. La pression médiatique, notamment liée à la diffusion du documentaire, la publication de rapports [1] et d'audits fiscaux [2] accablants et la mobilisation de nombreux députés européens [3] ont conduit la BEI à exclure Glencore et toutes ses filiales de son portefeuille de prêt. Une première, et un succès notable, pour une Banque qui n'avait jamais établi de liste noire pour exclure des entreprises au comportement douteux de l'accès à ses fonds publics. Mopani n'est qu'un cas parmi tant d'autres de projet controversé soutenu par des institutions publiques.
Les Amis de la Terre poursuivent leurs campagnes pour un meilleur contrôle de l'argent public et une remise en cause des politiques d'accaparement des ressources naturelles de l'Union européenne. Les documentaires d'investigation de la qualité du film récompensé aujourd'hui par le Prix Albert Londres représentent un soutien de poids dans ce travail.