Dangereux pour les abeilles, mais si bon pour l'industrie

mardi 29 janvier 2013 Écrit par  rédaction

Rappel des faits : le 16 janvier 2013, l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié trois avis condamnant trois produits phares de l’agrochimie dits « néonicotinoïdes » utilisés en traitement de semence ou en micro-granulés : la clothianidine, le thiaméthoxam, et l’imidaclopride. Ces substances sont celles qui composent les célèbres Gaucho, Regent, Cruiser, Cheyenne, Proteus contre lesquels l’Union Nationale de L’Apiculture Française (UNAF) se bat avec succès devant le Conseil d’Etat depuis 15 ans.

L'UNAF et d'autres association, dont Générations Futures, demandaient à l'UE le retrait immédiat du marché de ces néonicotinoïdes. De leur côté, et sous la pression des industriels les autorités européennes annonçaient qu'elles se prononceraient sur ce dossier le 31 janvier prochain. Or hier, dans un communiqué la Commission européenne a indiqué qu'elle allait proposer des mesures "contraignantes" pour protéger les abeilles contre les dangers de certains pesticides au sein de l'Union européenne (UE) mais qu'elle ne préconiserait pas une interdiction totale de ces substances.

Afin de les inciter à prendre la bonne décision, les associations ont lancé le 26 janvier sur la plateforme d'action Change.org une pétition les exhortant à retirer du marché ces insecticides, pétition qui a déjà reçu près de 70 000 signatures de soutien en 3 jours en France, et également en Italie, Espagne, Allemagne et Grande-Bretagne.

Pour François Veillerette, porte-parole de Générations Futures « Cette posture est scandaleuse. La Commission européenne doit interdire ces pesticides dont les experts ont reconnus qu’ils posaient un risque important pour les abeilles. Il est donc urgent de maintenir une pression citoyenne forte, notamment en relayant largement cette pétition, pour que Bruxelles prenne enfin les mesures qui s'imposent ». 

L’Union Nationale de l’Apiculture Française rappelle qu’il y va de la survie des abeilles et des pollinisateurs sauvages, dont l’activité se traduit au plan économique par des services évalués au niveau mondial à 153 milliards d’euros.

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