Il y a 27 ans, Tchernobyl

vendredi 26 avril 2013 Écrit par  Yves Heuillard

Une école de Prypiat à proximité de Tchernobyl (2011)

La catastrophe de Tchernobyl, toujours en cours, va entrer dans sa 27ème année. Comme tous les ans, le Chernobyl-Day, "Le jour de Tchernobyl" en français, est consacré à des actions de commémoration, d'éducation ou d'action pour rappeler les dangers du nucléaire. On trouvera ici toutes les actions en France et dans le monde. Pour l'occasion le Réseau Sortir du nucléaire lance une nouvelle campagne "Nucléaire : de la mine aux déchets, tous concernés" dont l'objectif : est de rappeler les pollutions permanentes générées par l’industrie nucléaire, même lors de son fonctionnement normal, tout au long de la chaîne du combustible nucléaire (avec une vidéo pédagogique). Dans la suite de cet article nous donnons à notre lecteur, les liens vers quelques ressources documentaires sur le sujet de Tchernobyl. [Ci-dessus, école de la ville de Prypiat - Photo CC de Anosmia prise en 2011]

Ici des photos prises en 2013 par le photographe Fragglehunter dans la ville fantôme de Prypiat à proximité de la centrale de Tchernobyl. Sur l'une d'elles ont voit la construction du nouveau sarcophage actuellement en cours. 

Ici notre article "les oubliés de Tchernobyl" dont le titre reprend celui d'un reportage du photographe Paul Fusco publié en France dans le magazine Photo de septembre 2001 (voir ci-dessous). Notre article essaie de répondre à la question "Tchernobyl combien de morts ?". Au moment de sa publication nous mesurons que les conséquences de l'existence même d'une véritable guerre des chiffres au sujet de souffrances indescriptibles seront peut être encore plus préjudiciables à l'humanité que la catastrophe elle-même.

Paul Fusco, photo-reporter de l'agence Magnum, montre des photos insupportables d'enfants malformés. Paul Fusco raconte, ici dans une vidéo de youtube, comment il s'est entendu dire par un éditeur : " Mais ne pouvez-vous rien tirer de positif du phénomène des radiations ?". Fusco répond "demandez à la mère d'un de ces enfants."

Igor Kostin fut, à Kiev, le photographe officiel de l'Agence de presse soviétique Novosti. Il est le premier photographe à prendre des images la catastrophe de Tchernobyl et à en révéler l'ampleur au monde. Lors de notre article lui rendant hommage, publié le 25 avril 2008, il était possible de voir 385 vignettes des photos de Kostin sur le site de Corbis, dont de nombreux enfants monstres. Au moment où nous écrivons cet article seules 73 vignettes sont accessibles, les plus insoutenables n'apparaissant plus. Une recherche sur Google images avec le nom du photographe permet d'en retrouver un certain nombre.

Ici une interview réalisée en 2011 du professeur Yury Bandazhevsky sur les conséquences sanitaires de Tchernobyl et les explications de l'eurodéputé Corinne Lepage.

Documentaires

Vladimir Shevchenko est cameraman d'une chaîne de télévision ukrainienne. Il parvient à entrer dans la zone interdite et à tourner sur les lieux de la catastrophe. Son documentaire, "Chernobyl severe days", en français "Tchernobyl chroniques des jours graves" sera son dernier. Il mourra du fait de l'exposition à la radioactivité quelques semaines après le tournage. Son seul regret sera celui de ne pas avoir pu filmer tout ce qu'il avait vu. Son nom a été donné à une petite planète de notre galaxie. Une recherche sur youtube avec le titre de son documentaire aboutit à de nombreux extraits, dont celui-ci.

25 ans après la catastrophe le documentariste Alain Halleux retourne sur le lieux de la catstrophe. Son documentaire "Chernobyl for ever" est visible intégralement sur Youtube. De même "La Bataille de Tchernobyl" un autre documentaire français réalisé en 2006 par Thomas Johnson. 

Mensonges

La chaîne de télévision Arte fait le point sur les dessous politico-financiers du sarcophage de Tchernobyl, ouvrage gigantesque actuellement en construction et financé par la communauté internationale (ici sur Youtube).

L'association Enfants de Tchernobyl Belarus tente de faire connaître la vérité sur les conséquences de la catastrophe sur la santé des enfants. Ici une lettre ouverte de son président Yves lenoir publié par Mediapart le 25 avril 2013.

Le professeur Pellerin, patron du Service central de protection contre les rayons ionisants (SCPRI) au moment de la catastrophe de Tchernobyl est tenu pour responsable, dans conscience collective française, du mensonge des nuages radioactifs arrêtés aux frontières. Ici notre article sur le procès Pellerin qui a eu lieu en 2011.

Après Fukushima, les Russes, qu'on a bien volontiers fait passer pour les Pieds nickelés du nucléaire prennent leur revanche. Un spécialiste russe des accidents nucléaires, Iouli Andreev, accuse l'Agence Internationale de l'énergie atomique (IAEA) d'avoir sciemment ignoré les leçons de l'accident nucléaire de Tchernobyl. D'après les propos du spécialiste, après Tchernobyl toutes les forces de l'industrie nucléaire ont davantage visé à cacher l'événement pour ne pas créer de dommage à sa réputation, plutôt que d'en tirer des leçons. Le spécialiste russe, accuse aussi l'IAEA d'être trop proche des constructeurs et des exploitants de centrales nucléaires (Selon Reuters).

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