La Terre pourra-t-elle nourrir 9 milliards d'humains ?
Écrit par : Yves Heuillard dans agriculture le 18 janvier 2011
Un séminaire sur l'accroissement possible de la production agricole mondiale est organisé lundi 31 janvier 2001 par le Centre d'études et de prospective du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l'Aménagement du Territoire, MAAPRAT, pour les intimes. Durant cette demi-journée, Laurence Roudart (chercheur de l'Université Libre de Bruxelles) présentera une étude sur la comparaison des terres potentiellement cultivables et cultivées de la planète. [Photo CC Smudge9000]
L'étude de Laurence Roudart montre que les superficies cultivables au niveau mondial sont supérieures aux superficies nécessaires pour garantir la sécurité alimentaire de l’humanité. Cette conclusion reste vraie même en adoptant l’hypothèse d’une croissance relativement faible des rendements, en excluant de la mise en culture toutes les forêts et toutes les zones actuellement protégées, et en tenant compte des effets plausibles du réchauffement climatique.
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Les résultats de Laurence Roudart ouvrent donc une autre voie possible que celle de l'augmentation constante des rendements, de la productivité du travail, de l'extension de la révolution verte au monde entier avec ses conséquences sur les petits agriculteurs, l'exode rural, l'émigration, l'environnement.Cet autre voie possible serait, selon les termes de l'auteur "de promouvoir des agricultures diversifiées, à rendements relativement faibles, économes en intrants extérieurs et en énergies fossiles voire n’en utilisant pas, ayant peu d’effets négatifs sur l’environnement voire rendant des services environnementaux, et assurant des moyens d’existence décents aux près de trois milliards de personnes qui constituent la population agricole du monde".
La présentation de Laurence Roudart sera suivie d'une table ronde sur le thème des "Enjeux socio-économiques et environnementaux de la mise en culture de nouvelles terres" des représentants de la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations), du CIRAD (Centre de recherche agronomique pour le développement), et du GRET (association professionnelle de solidarité et de coopération internationale).
Lundi 31 janvier 2011, 14h30-17h30, au MAAPRAT,
salle Gambetta, sur inscription, pièce d'identité obligatoire.
Vous inscrire.
Synthèse de l'étude de Laurence Roudart

Par gmicheau, 26 janvier, 2011
http://www.demographie-responsable.org/
Par DidierB, 25 janvier, 2011
Par Manso, 23 janvier, 2011
S'occuper de l'offre est évidemment nécessaire, mais quid de la demande : on la laisse croître indéfiniment ? Si le problème était pris par l'autre bout, on éviterait d'être sur "le fil du rasoir" comme cela est le cas depuis des décennies.
Principe de précaution oblige, se préoccuper de la natalité excessive de certaines régions aurait autant, sinon plus, d’efficacité...
http://www.demographie-responsable.org/


D'autant plus que ce nombre sera vraissemblablement un pic,puisque en 2050 toutes les nations ou presque auront achevé leur transition démographique,et ensuite la population mondiale régressera lentement mais sûrement.
Le problème n'est pas de crier partout qu'il faut limiter la population mondiale,puisque c'est déjà en cours,et que l'augmentation à 9 milliards en 2050 est impossible à empêcher sauf à faire une guerre nucléaire !
Certains comme le formidable Bill Gates pensent que l'on peut limiter à environ 8.5 voir moins > mais il y aura tout de même une augmentation !Vous n'y pouvez rien !
Alors autant s'y bien préparer.Se lamenter sans fin sur la destruction de la planète ne mènera nulle part,il faut agir,et ce genre d'étude a le mérite de rendre un peu plus optimiste.