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Construite en ossature bois, isolée en laine de bois, la première maison bioclimatique mio’Terr Minergie (consommant 34 kWh/m²/an en énergie primaire), a vu le jour aux portes de Paris. Imaginée et déclinée par une architecte, semi-industrialisée par un promoteur immobilier, l’objectif pour 2009 est d'en construire 60.

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Le réchauffement climatique sera de votre faute

Ce sera de votre faute si vous laissez les dirigeants décider seuls et à votre place des bonnes mesures à prendre pour limiter le réchauffement ; tel est en substance le  message de la campagne européenne menée conjointement par Climate Action Network Europe, Greenpeace, WWF et Friends of the Earth.

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Limiter le nucléaire a peu d'effet sur le coût des politiques climatiques

Écrit par : Yves Heuillard dans réchauffementnucléaireétudesEconomie le  

Poste de contrôle de la centrale nucléaire de Zwentendorf

Le nucléaire ne produit pas beaucoup de CO2 et serait la solution la moins coûteuse pour lutter contre le réchauffement climatique. Des chercheurs montrent que, nucléaire ou pas, le coût est sensiblement le même.

Après Fukushima, la question s'est immédiatement posée de l'impact de la limitation (voire de la sortie) du nucléaire sur les coûts de la lutte contre le réchauffement climatique. Nombreux furent les avis catégoriques et les cris d'orfraie, en France du moins, annonçant que le ciel nous tomberait sur la tête à la seule pensée de remettre en cause l'ordre établi du nucléaire. Et pour les plus cyniques, plutôt que de mettre en péril l'humanité demain du fait du réchauffement climatique, il valait finalement mieux prendre le risque de quelques catastrophes, mais reporter à plus tard l'échéance du jugement dernier. Eh bien non. 

Une équipe de scientifiques du Postam Institute for Climate Impact Research (Allemagne) et de l'Université de Dayton (Ohio, USA) a simulé l'impact des différentes options - de la renaissance flamboyante du nucléaire à la sortie pure et simple et sans délai - sur les efforts d'investissements nécessaires à la limitation des émissions de CO2 et sur le PIB mondial.

Ils parviennent à ce résultat étonnant : ça ne change pas grand chose. Il s'avère qu'une forte réduction des émissions de gaz à effet de serre, a bien plus d'impacts sur l'économie que les politiques en faveur du nucléaire. L'étude a été publiée cette semaine dans les Annales de l'Académie nationale des sciences des États-unis. Elle apporte de l'eau au moulin des partisans de ne pas investir jusqu'à 25 milliards d'euros pour rafistoler nos vieilles bouilloires atomiques et conforte la politique énergétique allemande.

[Ci-dessus poste de commande de la centrale nucléaire de Zwentendorf en Autriche, jamais mise en service sur la décision du peuple consulté par référendum - Photo CC Exodus

Commentaires (1)Add Comment
Confirmation sur les GES
Par Damien2, 24 janvier, 2013
On trouve une sorte de confirmation dans ce document :

http://energeia.voila.net/electri/electricite_co2.htm

La production d'électricité ne produit que 19% des gaz à effet de serre. Le CO2 n'est pas le seul.

Le nucléaire ne produit que 12% d'électricité dans le monde (2011 et 2012).

Que l'on double les installations nucléaires dans 20 ans, ce qui est déjà impossible, ou que l'on supprime tout le nucléaire, ce qui est possible, ne changerait pas grand chose pour les GES.


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