(Source: The Australian) La ville de Cloncurry, l'un des endroits les plus chauds d'Australie, a choisi de s'équiper d'une centrale thermique solaire de 10 megawatt, dans un souci de ne plus dépendre, à terme, que d'électricité d'origine solaire. (Plus grande que la centrale Solar 2 testé en Californie jusqu'en 1999, photo ci-contre, la centrale de Cloncurry fonctionnera selon le même principe).
Cloncurry connu pour avoir enregistré la plus haute température jamais atteinte en Australie (53° Celsius en 1889), entend bien tirer profit de sa situation. D'ici deux ans, les 8000 miroirs de la centrale refléteront le soleil sur des blocs de graphite dans lesquels circuleront de l'eau sous pression. Celle-ci alimentera un turbine électrique classique. Le choix du graphite, du fait de son inertie thermique, permettra de continuer à produire de la vapeur la nuit, ou pendant les très rares périodes nuageuses.
Le coût de l'opération prévu est de l'ordre de 7 millions de dollars australien (4,6 millions d'euros), pour une production annuelle de 30 million de KWh, soit selon notre calcul, l'équivalent de 3000 heures de fonctionnement par an à plein régime, soit encore une puissance moyenne disponible de 3,5 megawatt. C'est ce dernier chiffre qu'il convient de prendre, pour comparer le coût d'investissement par KW installé à celui des centrales à combustible fossile ou à celui des centrales nucléaires (qui peuvent produire 90% de l'année). Le calcul donne un coût d'investissement (frais financier inclus) de l'ordre de 1850 € / KW un chiffre très similaire au coût d'investissement par KW installé d'une centrale nucléaire (Source Académie des Technologies). Une assez bonne nouvelle, car les coûts de fonctionnement de la centrale thermique solaire (pas de combustible, problèmes de sécurité réduits) sont forcément moindre. Nos lecteurs nous pardonnerons cette comparaison dans laquelle n'entre aucune variable environnementale, c'est que nous comptons davantage sur le raisonnement financier des élus locaux que sur leurs convictions écologiques.
Source de la photo : National Renewable Energy Laboratory


