Tchernobyl, le tourisme à l'ukrainienne
Écrit par : Alexandra Lianes dans tourisme, société, nucléaire le 6 janvier 2008
Après les instruction d'utilisation du masque respiratoire (précaution dérisoire), les aventuriers sont ensuite transportés dans les anciens bus soviétiques, les seuls à pouvoir circuler dans la zone d'excursion. Mais avant d'entrer sur le site de Tchernobyl les participants sont invités à mesurer leur taux de radiation. « On se sait jamais », nous dit-on sur le site.
La visite peut ensuite commencer. Via le cimetière des engins lourds (avions, hélicoptères, camions), le centre de documentation et le sarcophage du 4e réacteur. Un arrêt photo est d'ailleurs prévu devant le réacteur. Après le repas de midi, l'excursion se poursuit. Les organisateurs proposent d'expérimenter « la paix et le silence de la ville fantôme de Prypyat », où 47 500 personnes résidaient avant la catastrophe. Immeubles, écoles et hotels déserts sont parcourus. Une vraie cure de jouvence facturée 71 euros pour un groupe de 8 personnes, 58€ pour 49 personnes. *Visite de l'extrême. Tchernobyl la morte.
Plus d'infos sur le site de l'association des auberges de jeunesse ukrainienne ici
Jean-Pierre Dupuy, professeur de philosophie morale et politique à l'Ecole polytechnique et à l'université Stanford, a publié aux Editions du Seuil "Retour de Tchernobyl, journal d'un homme en colère" (2006). L'auteur est parti en mission sur le site où seul demeure le sinsitre "sarcophage" qui recouvre le réacteur. Il trouve là bas ce qu'il appelle l'invisibilité du mal.

Les réponses des architectes, le détail des calculs thermiques selon les régions et les orientations.
