Maison pour la planète : l'isolation
Écrit par : Yves Heuillard dans maisons-passives, construction bois, chantiers, architecture le 21 juillet 2008
Retour sur la Maison de la planète, maison passive en construction sur la commune de Meythet en Haute-Savoie, 3 semaines après notre première visite. La structure, planchers, ossature extérieure sont terminés. Le plancher du rez-de-chaussée a été rempli de ouate de cellulose (36 cm). Le plancher de l'étage en OSB, posé sur les poutres et solives est prêt à recevoir sa dalle de béton et la chape support de plancher chauffant. On s'affaire sur le toit et à l'isolation des murs extérieurs.
L'intérieur du bâtiment montre bien l'ossature bois avec ses pilliers, l'assemblage des poutres et des solives. La comparaison avec les photos de notre deuxième épisode est utile à la compréhension de la technique d'assemblage. Les murs en ossature bois ne sont pas porteurs mais participent à la rigidité latérale de la construction.
Le toit. Il est basé sur le même système constructif (voir également notre deuxième épisode ) que le plancher du rez-de-chaussée, et rempli de ouate de cellulose sur une épaisseur de 36 cm (photo ci-dessous). A l'intérieur du bâtiment, l'ensemble sera complété par une ossature support de placoplâtre, un pare vapeur, et une couche de 20 cm de fibre de bois (précisions plus loin).
Pour résumer, de l'intérieur vers l'extérieur du bâtiment, l'isolation du toit est constituée de : placo, pare vapeur, 20 cm de fibres de bois, OSB 15mm, 36 cm de ouate de cellulose, OSB 22mm. Sur l'ensemble viennent les fermettes et le support de l'étanchéité du bâtiment. Celle-ci, faite d'une simple membrane synthétique, fera l'objet d'un prochain article.
L'isolation extérieure des murs. Elle est faite de panneaux flexibles de fibres de bois, posés entre les membrures de l'ossature. C'est une opération simple mais qui demande une grande précision. Une première couche de 160 mm est posée le long du contreventement en OSB. Par dessus, vers l'extérieur, on fixe une deuxième structure de bois préfabriquée avec des membrures verticales et horizontales entre lesquelles vient s'insérer une nouvelle couche de fibre de bois (120mm). L'ensemble est conçu pour que les deux couches soient croisées de manière à limiter les ponts thermiques. Une couche de fibre de bois très dense d'une épaisseur de 35 mm vient envelopper le tout de manière à isoler les poutres maîtresses et l'ensemble des menuiseries. Elle fait aussi office de pare-pluie. A l'intérieur, on pose une ossature qui va servir de support de placoplâtre et de vide technique. Elle est comblée in fine par une quatrième couche de 100mm de fibres de bois. Il n'y a pas de pare vapeur.
Pour résumer, de l'intérieur vers l'extérieur, on a : placo (BA13), 100 mm de fibre de bois dans le vide technique, contreventement en OSB, 160mm de fibre de bois, 120 mm de fibre de bois, 35mm de fibre de bois compact (Isoroof). En tout 415 mm d'isolation. Sur la partie gauche de la photo ci-dessus, on voit les deux couches extérieures de fibres (160 + 120), tandis qu'à droite de la photo, une seule couche est posée.
Concernant la fibre de bois. il s'agit du produit Steicoflex de Steico (voir la fiche produit ); c'est un isolant flexible et compressible de pose facile. Sa densité : 50 kg par m3. C'est un excellent isolant été comme hiver. Il est fabriqué à partir de résidus de bois des scieries. Son prix indicatif aux professionnels : 20 € le m² H.T en 160 mm d'épaisseur. (voir les tarifs aux professionnels ).
Pour plus d'infos sur la maison pour la planète
Le site de la Maison pour la planète ( des vistes de chantiers sont organisées)
La liste des entreprises : cliquez sur l'image du panneau de chantier ci-contre
Notre première visite de chantier
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Par charles Magnier, 09 septembre, 2008
Les bois de structure de la MPLP ont subis un traitement de classe 2 (je te joins une explication piochée dans Wikipédia) … ce traitement est obligatoire en France.
Par contre, les bois de la MPLP n’ont pas été soumis à un traitement contre les termites car nous ne faisons pas partie des régions considérées comme « à risques ».
Toutefois, je ne trouve pas la question inintéressante car cela me turlupine depuis que j’ai fais construire ma propre maison. En effet, on trouve des termites dans des départements voisins cf carte jointe … à quand l’invasion de la Haute-Savoie ?
Par charles Magnier, 02 septembre, 2008
Par Jacques KNEPFLER, 02 septembre, 2008
Pour se préserver des attaques de ces nuisibles il existe une norme FD X 40-501 de Novembre 2005 qui définit des « Protections des constructions contre l'infestation par les termites » par des barrières ou des pièges.
Le sujet est également traité dans le DTU 31.2 Annexe C « Notice sur la protection des ouvrages à envisager en région termitée »
La protection du batiment se fait d’abord par les choix constructifs en interdisant l’accès aux nuisibles.
D’autre part, les produits isolants à base de fibre de bois STEICO sont traités par hautes températures lors du travail des fibres de bois pour obtenir un équivalent classe de risque 2.
Par Kallioperis, 22 août, 2008
Une telle maison est impensable dans le sud est par exemple à cause de la prolifération de ces insectes nuisibles au bois par "excellence", à moins de traiter le bois au xylophène.
Quand on sait la nocivité de ce produit, ça peut faire hésiter un peu !
Donc, ma question est :
- Quelles précautions ont été prises pour éviter ces attaques ?

À bien considérer votre vieille chaudière à fioul et vos factures de combustible, vous vous mettez à rêver d'une maison basse consommation et d'une petite chaudière à pellets. Une chaudière qui sentirait bon, ne ferait pas de bruit, et satisferait l'esprit de l'ingénieur sourcilleux. Bien inspiré, Ökofen l'a faite.
Dans l'eau du robinet, de l'aluminium, des pesticides, du radon, des résidus de médicaments... Diffusé par France 3 dans le cadre de l'émission Hors Série de Marie Drucker, le documentaire "Du poison dans l'eau du robinet" réalisé par Sophie Le Gall et son équipe donne l'exemple d'un journalisme environnemental d'investigation encore trop rare.
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- s'il faut faire un traitement de classe 2 + termites , peut on demonter soi meme sa maison pour le faire ,
ou faut il périodiquement la ramenée démonter a l'usine ...
- un traitement de classe 2 traite pour les termites et n'est pas nocif pour les habitants !!!
- je sais que les maisons en colombages il faut traiter periodiquement.
je suis originaire des dom et une maison bois ça me fait peur !!!