Publicité

Nos vidéos

Course de voitures solaires

La course de voiture solaire est le point d'orgue du Solar Event, événement majeur autour de l'énergie solaire. Ci-dessous interview de l'une des équipes de la précédente édition.

You need to a flashplayer enabled browser to view this video

Lire l'article et voir les 2 vidéos sur la course
Tout sur le Solar Event du 26 au 29 juin prochain

 

Guides pratiques

Solaire photovoltaïque :
les réponses à toutes vos questions

Guide PhotovoltaïqueCombien ça coûte, quelle surface, combien ça produit, combien ça rapporte, qu'est-ce qu'un kilowatt crête, est-ce possible chez moi ?

Double ou triple vitrage ?

dossier5Bilan thermique détaillé selon les régions et les orientations, les avis des architectes, les explications pour tout comprendre

Tous les Guides

Solaire1Solaire

Photovoltaïque : les réponses à toutes vos questions

Installer un chauffe-eau ou un chauffage solaire

Automobile1aAutomobile - Transports

Quelle voiture hybride (A paraître prochainement)

Conduite automobile :14 conseils pour moins consommer

Vélo électrique : lequel acheter

HabitatContruc1Construction - rénovation

Maisons-passives : les normes de constructions

Isoler en ouate de cellulose

Le chanvre pour une maison écologique

Energie1Habitat & Energie

Faut-il acheter acheter une chaudière à pellets ?

Le guide du puits canadien

Tout sur l'éclairage basse conso

SanteAlim1aSanté - Alimentation

Comment décrypter les labels bio

Ce qu'il faut savoir sur les cosmétiques

Peindre sans s'intoxiquer

Les bouteilles plastiques sont-elles dangereuses ? 

Le guide du sexe écolo

Téléphonie mobile : nos conseils pour vous protéger

Poissons : pour une consommation durable

Conso1Consommation

Le crédit d'impôts et le DD

Vaiselle à la main : guide anti-gaspi

DDattitude1DD attitude

La pratique du tourisme responsable

Connaissez-vous l'autopartage ?

Le guide de la consommation solidaire

Comment aider les abeilles

Faire une pelouse écologique

La piscine purifiée par les plantes, ça marche

Écrit par : Alexandra Lianes dans eaucollectivités le  

bassin-biologique-combloux.jpg

Envie de piscine ? Savez-vous, qu' il est possible d'assainir de l'eau douce sans chlore, et ce, grâce à l'action naturelle des plantes. Nos voisins allemands ou autrichiens le font depuis des décennies. En France la piscine biologique commence à faire son chemin . Nous revenons sur le projet pilote de Combloux (Haute-Savoie) à 1 000 mètres d'altitude, face au Mont-Blanc.

Pour ce bassin de baignade de 1 500 m² deux espaces assurent la qualité hygiénique de l'eau. L'un situé en contrebas du bassin de baignade dédié à la décantation et l'autre, indépendant, de filtration. Et depuis l'ouverture, « sanitairement le bassin a toujours été de qualité » assure Michèle Cancouet, responsable du suivi du bassin de Combloux à la Ddass (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) de Haute-Savoie.

Piscines biologiques : un vide juridique français et européen

A ce jour, il n'existe pas de cadre réglementaire sur les piscines biologiques. Car elles ne relèvent ni de la réglementation sur les piscines (dont l'eau est désinfectée) ni de celle sur les baignades naturelles (lacs, rivières...). C'est pourquoi la Ddass (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) ne valide aucun projet de piscine biologique.

Pour combler ce vide juridique, le ministère de la santé a rédigé en juin une circulaire autorisant l'ouverture de ces lieux de baignade « sous la seule responsabilité du maire ». Et ce, dans l'attente des conclusions de l'Afsset. L'Agence française de sécurité sanitaire et de l'environnement est chargée par le ministère de réaliser une étude sur les risques sanitaires de ces lieux de baignade. Un texte attendu par les professionnels du secteur qui espèrent une clarification de la situation.

A ce jour, le bassin de Combloux est un site expérimental qui fait l'objet d'un protocole de surveillance. Le village montagnard se trouve dans la difficile position de devoir prouver à l'administration que les piscines biologiques ne comportent pas de risques sanitaires.
Les agents de l'Afsset se sont déplacés en mai 2008 à Combloux. L'Agence devait rendre ses conclusion à l'automne suivant. Mais à ce jour (avril 2009) il n'a toujours pas été publié. 

Après les travaux de terrassement, et la pose d'un liner sur toute la surface, 1 500 m3 de graviers ont été déposés. Puis dans le bassin de décantation et celui de filtration, ont été piquées les quelque 10 000 plantes de 50 variétés choisies pour leurs qualités filtrantes et oxygénantes. Une maîtrise d'oeuvre réalisée par le cabinet d'architecte paysagistes Green Concept. Ce dernier est à l'origine de la conception du deuxième bassin de baignade public de l'Hexagone qui a ouvert ses portes l'été dernier à la Chapelle-Saint-Sauveur (Saône-et-Loire).

bassin-biologique-zone de regeneration.jpg

Pour purifier l'eau, il y a des phragmites, des carex, des élodées et des myriophiles. Ce sont là les espèces de plantes majeures utilisées pour l'épuration et l'oxygénation du bassin. Les phragmites sont par exemple utilisées pour leur vertus épuratrices ; les élodes car ce sont de grandes consommatrices de phosphates (qui sont à l'origine de la prolifération des algues), selon Amandine Davin, responsable du bassin de Combloux.

Un milieu vivant qu'il faut entretenir. Amandine Davin prévient qu'« [une piscine biologique] demande plus d'entretien qu'une piscine au chlore ». Chaque jour en pleine saison, les employés (deux à l'année et un saisonnier) passent une heure à tailler les plantes, retirer les feuilles mortes et à brosser le liner du bassin de baignade. L'aspirateur automatique tourne quatre à cinq heures par jour dans le bassin de baignade contre une heure dans une piscine traditionnelle.

La principale difficulté, d'après Patrick Bidegain, architecte paysagiste à Green concept, c'est qu'une piscine biologique « est un milieu vivant qui évolue pendant les saisons, les intermpéries, les précipitations, l'ensoleillement ». Il s'agit alors d'adapter l'entretien du bassin en fonction de ces conditions naturelles.

Malgré l'absence de produits chimiques, le coût de conception (terrassement) et d'entretien (personnel) d'une piscine biologique est supérieur à celui d'une piscine traditionnelle. « Le ratio au mètre carré baignable est de l'ordre de 400 à 500 € », précise Patrick Bidegain. Le prix à payer pour se tremper dans une eau douce qui ne pique pas les yeux. A Combloux, le bassin peut accueillir 700 à 800 baigneurs par jour. La nature à de grandes qualités mais aussi des limites.

En pratique

Cliquer sur le schéma pour voir en grand.

bassin-biologique-schema-fonctionnement.jpg

Pour assurer une bonne qualité sanitaire de l'eau, il est indispensable d'installer une circulation de l'eau. Ici, les 3 200 m3 d'eau circulent pour la zone de baignage par le fond (via des bondes de fond) et par la surface (via des skimmers). Cette eau passe par un système de filtration mécanique dans le local technique avant de circuler vers le bassin de baignade et de décantation et le bassin de filtration. L'eau est filtrée naturellement par l'action des plantes qui agissent comme un filtre biologique. L'eau passe enfin dans la cascade où elle est oxygénée. Ce processus permet un renouvellement de l'eau toutes les 27 heures. Le bassin, en circuit fermé, est généralement alimenté par le réseau d'eau de ville ou par une source naturelle. Pour la baignade publique, le protocole prévoit l'apport de 50 litres d'eau par baigneur.

Les professionnels de la piscine biologique : le franco-suisse Biotech, les allemands Teichmeister, Bionova, le cabinet d'architecte-paysagistes français Green Concept.

Aussi sur DDmagazine :

Visite de chantier La maison pour la planète

Rétrolien(0)
Commentaires (2)Add Comment
baignade écologique
Par gerardpoirot, 24 avril, 2009
La société autrichienne Biotop, acteur du marché de la baignade écologique depuis plus de 25 ans, est maintenant représentée en France par Epur Nature, master-franchisé de Biotop. Biotop s'est distinguée en 2008 par une innovation remarquable, le Biotop Pool, baignade biologique sans zone de régénération. Détails sur www.baignade-ecologique.fr
Gérard Poirot 06 18 21 29 26

c'est quasiment la seule solution
Par zelectron, 23 avril, 2009
Il y a quelques 15-20 ans je m'étais renseigné sur les inconvénients du chlore, c'était les balbutiements d'internet en France mais on communiquait déjà avec tout "l'occident": le ministre canadien de la santé confiait en privé qu'il valait mieux ne pas attraper dans les piscines privées et publiques des staphylocoques tout de suite en sachant que de 15 à 30 ans plus tard de fortes "chances" d'avoir un cancer étaient établies...

Ecrivez un commentaire
Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur

security code
Entrez les caractères affichés


busy