Ponts thermiques : plus jamais ça !
Écrit par : Yves Heuillard dans construction, comprendre, architecture le 31 octobre 2008
Si vous êtes candidat à la propriété, ou désireux de faire construire, qu'il s'agisse d'une maison individuelle ou d'un appartement, cet article est destiné à transformer en 3 secondes votre perception de la qualité thermique d'une construction. Il vous suffit d'un clic de souris pour lire la suite de cet article et vous ne verrez plus jamais le monde de la même manière.
Vous avez tout compris ! les balcons et autres aspérités d'un immeuble en béton agissent comme autant d'ailettes d'un moteur à refroidissement par air. La chaleur interne de l'immeuble est conduite à l'extérieure par le béton, très conducteur, et dissipée par les balcons. Sauf à isoler parfaitement, sols, plafonds, et murs, de la cave au grenier ; ce qui n'est pas impossible, mais difficile et coûteux, comparé à une solution d'isolation par l'extérieure. Dans les immeubles anciens dont les planchers de béton se prolongent à l'extérieur, la rénovation thermique est rendue compliquée pour les mêmes raisons.
Alors finis les balcons et les terrasses ?
Non, bien au contraire, mais il faut les concevoir de façon à les désolidariser complètement de la structure du bâtiment. il n' y a alors plus de pont thermique entre l'enveloppe du bâtiment, qui peut être parfaitement isolée, et la partie avant qui peut comporter des balcons, des coursives, des vérandas. En été cette désolidarisation présente aussi l'avantage de ne pas transformer les avancées d'agrément en chauffage. Ci-dessous la photo d'un chantier de maisons en bande à la norme Minergie dans la région de Wabern en Suisse montre bien la technique, somme toute pas bien compliquée, du découplage thermique de la façade.
On a par ailleurs intérêt à en réduire l'inertie thermique, en utilisant le métal par exemple, de manière à ce que la chaleur acquise pendant la journée, ne rayonne pas vers le corps du bâtiment la nuit. Dans les constructions en bois, cette désolidarisation n'est pas nécessaire.
Autres exemples en image
Immeuble locatif dans le quartier de Lorzen, à Zoug, en Suisse.

Maître d'ouvrage : la coopérative d'habitation générale de la ville. Architecte : cabinet Nut + Kam. Les coursives de la façade sont déconnectées thermiquement du bâtiment. L'usage de stores et de parties conçues comme des vérandas permet de profiter des avantages de la lumière, et en mi-saison de la chaleur, sans en avoir les inconvénients
Voir notre article complet sur cet immeuble.
Immeuble locatif à Steinhausen en Suisse dans le canton de Zoug
Immeuble de le coopérative d'habitation FGZ à Zurich
En apparence cet immeuble construit par le cabinet d'architecture EM2N, avec ses grands balcons, dérogerait à la règle. En apparence simplement car l'immeuble est construit majoritairement en bois. Les dalles d'étages sont constituée de planches chevillées à champ de 200 mm de hauteur (photo ci-contre). Elles reposent sur les murs extérieurs en ossature bois. Pas de dalle en béton, que du bonheur !
Egalement sur DDmagazine
Plans gratuits pour maisons écologiques
Un grand ensemble zéro énergie en Suisse
Immeuble en bois sur 6 niveaux

Énergie primaire, énergie finale, puissance
Comprendre la nouvelle réglementation thermique RT 2012
Acheter une maison :
Isolation thermique :
Combien vous coûte
La VMC double flux,
Capture et stockage du CO2. De quoi s'agit-il ?
La radioactivité
Une vache
Thermographie infrarouge
OGM alimentaires,
Qu'est-ce-qu'un kilowattheure ?
