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Écrit par Alexandra Lianes
Le 27 octobre 2008
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Le ministère de l’écologie et du DD a présenté la semaine dernière un plan d’action en faveur de la ville durable, visant, à travers différentes initiatives, « à favoriser l’émergence d’une nouvelle façon de concevoir, construire, faire évoluer et gérer la ville ». Trois initiatives ont ainsi été annoncées par Jean-Louis Borloo :
- à l’échelle du quartier, le gouvernement lance le concours EcoQuartiers afin de regrouper les projets de qualité au sein d’un « club opérationnel », de les valoriser et de permettre la diffusion de bonnes pratiques. La date limite pour remettre les projets est fixée au 30 mars 2009. Les sélections et la désignation des projets lauréats sur l’une des dimensions de l’aménagement durable (eau, déchets, biodiversité, mobilité, sobriété énergétique et énergies renouvelables, densité et formes urbaines, éco-construction) seront annoncées en juin 2009.
- à l’échelle de la ville, le gouvernement met en place la démarche EcoCités. Cette démarche vise à sélectionner en 2009, dans un premier temps, 5 à 7 projets initiés et mis en œuvre par des collectivités locales en partenariat avec les acteurs de la ville. Pour être retenus, les projets devront s’inscrire dans une forte dynamique de croissance (de l’ordre de 50 000 habitants supplémentaires d’ici une génération), et porter des stratégies de développement urbain exemplaires en termes de conception, de modalités de concertation et de mise en œuvre. Loin d’être des "villes à la campagne", les EcoCités devront au contraire s’imbriquer avec le bâti et le patrimoine déjà existant. Les EcoCités seront les emblèmes de la politique de développement durable menée par les villes françaises et l’Etat pourra leur proposer un soutien opérationnel et financier.
- un appel à projets « transports collectifs » permettra d’aider les collectivités locales à accélérer le développement de transports collectifs en site propre, le Grenelle Environnement s’étant engagé à multiplier par 6 la longueur totale de ces axes de transports. Ce premier appel à projets concerne les projets hors Ile de France non engagés et dont les travaux commenceront avant fin 2011. Venant compléter le soutien volontariste déjà annoncé dans le cadre du Plan Espoir Banlieue, il porte l’engagement financier de l’Etat en faveur des transports en commun à près de 1 milliard d’euros.
Communiqué du ministère du DD
Site des Eco-quartiers
Pour en savoir plus sur :
Le projet Ecocités (PDF)
Le concours « Eco-quartiers » (PDF)
L’appel à projets « Transports urbains » (PDF)
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Écrit par Alexandra Lianes
Le 24 octobre 2008
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Le Pavillon de l'Arsenal présente l'exposition 899 logements à Paris jusqu'au 2 novembre. Il reste 10 jours pour découvrir le résultat de neuf concours d'architecture avec, pour chacun, une note DD.
Entrée libre du mardi au samedi de 10 h 30 à 1 8h 30 et le dimanche de 11 h 00 à 19 h 00. Vistes guidées gratuites dans la limite des places disponsibles. Inscriptions
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/ 01 42 76 33 97.
Communiqué du Pavillon de l'Arsenal
Révélatrice de réponses inédites et quelquefois inattendues à des programmes variés (logements étudiants, résidence sociale, maison relais,...), et parfois mixtes (logements sociaux et en accession, logements et commerces,...), l’exposition présente les résultats de 9 concours d’architecture pour la construction de 899 logements à Paris.
Lancés par des maîtres d’ouvrage publics, ces concours récemment jugés, rassemblent 53 agences internationales d’architecture, très jeunes ou confirmées, dont l’ensemble des propositions sont exposées.
Chacun de ces projets exemplaires, quelque soit leur échelle de 12 à 350 logements, cherche à exploiter au mieux les enjeux urbains locaux pour valoriser leur programme et offrir parfois de nouveaux usages.
Tous témoignent d’un engagement fort, dès la conception, pour une démarche environnementale. Les dispositifs les plus variés sont ainsi mis en oeuvre : fondations géothermiques, façades photovoltaïques, panneaux solaires pour la production d’eau chaude sanitaire, toiture végétalisée, dans le respect du plan climat parisien.
Cette exposition donne ainsi à voir un panorama ambitieux du travail des architectes et des maîtres d’ouvrage pour répondre à la question centrale de l’habitat, dont les propositions lauréates dessinent de nouveaux paysages parisiens.
Site du Pavillon de l'Arsenal
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Écrit par Yves Heuillard
Le 23 octobre 2008
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Les faits
Le 7 octobre, des traces de Cobalt 60 sont détectées par les douanes françaises dans des boutons d'ascenseurs expédiés par la société Mafelec. Le 10 octobre, une inspection de l'Autorité de Sécurité Nucléaire (ASN) détermine que le Cobalt 60 est le fait de pièces métalliques en provenance d'un fournisseur indien de Mafelec. Ce fournisseur indien livre également une société belge. L'accident est classé 2 par l'ASN. Parmi la trentaine de travailleurs qui ont manipulé les pièces incriminées, une vingtaine auraient été exposés à des doses de une à trois fois la limite fixée par la réglementation.
Qu'est ce que le Cobalt 60 ?
Le cobalt est un métal. Il n'est pas radioactif dans la nature, mais il est très toxique, de la même manière que le plomb. Le Cobalt 60, radioactif lui, ne se trouve pas dans la nature. Il est fabriqué en exposant du cobalt naturel aux neutrons produits par un réacteur nucléaire. Sa radioactivité très élevée - c'est une source de radiation gamma très intense - en fait un élément de choix en radiothérapie, mais pas seulement. Les sources de Cobalt 60 ont aussi des applications industrielles, par exemple : stériliser des aliments à froid pour prolonger leur conservation, "radiographier' les soudures pour vérifier leur qualité, mesurer la densité du béton, stériliser des déchets hospitaliers. La demi-vie du cobalt ( le temps au bout duquel la moitié des atomes de cobalt se sont désintégrés) est de 5,7 années. Ce qui veut dire que les sources de cobalt doivent être remplacées régulièrement. Et que les sources "usées" mais encore très radioactives doivent être retraitées avec précaution.
L'accident de Juarez
17 janvier 1984, un camion transportant des barres d'acier déclenche un détecteur de rayonnements lors de son entrée dans le laboratoire scientifique de Los Alamos (Nouveau Mexique, Etats-Unis). La provenance des matériaux contaminés est rapidement établie. Quelques semaines auparavant, dans la région de Juarez au Mexique, un électricien est chargé de porter à la décharge un appareil en provenance d'un centre médical. A l'arrière de son camion, il ouvre une capsule qui contient 6000 petites pastilles couleur d'argent, qui ressemblent aux décorations dont on saupoudre les gâteaux. Il s'agit de Cobalt 60. Des pastilles sont perdues tout au long de la route et disséminées dans la décharge. Une partie des pastilles finira dans une fonderie qui fabrique de l'acier. Selon les scientifiques interviewés à ce sujet par le New York Times (1er mai 1984) chaque pastille produit une exposition équivalente à 1250 radiographies des poumons par heure, à 5 cm de la source. Se tenir une minute à un mètre du camion de l'électricien, toujours selon l'article du New York Times de l'époque, équivaut, à 40 radios des poumons (nous avons converti les unités de rayonnement de l'époque, obsolètes aujourd'hui, en valeurs plus compréhensibles par tous, NDLR). 109 maisons qui avaient utilisés des ferrailles contaminées ont été détruites par les autorités mexicaines ( Source : Cour des comptes du Texas). Les conséquences sanitaires de l'accident ne semblent pas avoir fait l'objet d'un suivi particulier dans le temps. En 1987, un accident du même type à lieu Goiânia, au Brésil : un appareil de radiothérapie est récupéré par des ferrailleurs dans un hôpital désaffecté. Il contient cette fois une capsule de césium, qui provoquera la mort rapide de quatre personnes dont une fillette.
Mon ascenseur est-il radioactif ?
Même si les boutons de votre ascenseur comportaient du Cobalt 60, les risques seraient minimes d'une part parce que le cobalt ne se trouve probablement qu'à l'état de trace dans les boutons et d'autre part du fait des temps d'expositions très courts. D'après le fournisseur des boutons, l'entreprise Mafelec, seul Otis a été livré. Otis à annoncé que 500 à 600 de ses ascenseurs étaient concernés, et qu'il faudrait un mois pour changer les boutons.
Combien de morts ?
Notre question est provocatrice mais pas anodine. Pour se retrouver dans les boutons des ascenseurs, dans des proportions suffisantes pour être détectée par les appareils des douanes, il a bien fallu, à l'instar de l'accident de Juarez ou de Goiânia (voir plus haut) qu'à un moment ou à un autre, quelque part, une importante source de Cobalt 60 soit accidentellement manipulée par des employés, d'un ferrailleur peut être, d'une fonderie certainement, puis par ceux d'entreprises de métallurgie et de mécanique. Et là l'exposition prend des formes plus sérieuses, et graves. Soit parce les employés se sont trouvés au contact de la source originelle, lors du transport, soit parce plus tard, au cours de l'usinage par exemple, ils ont absorbé des poussières par voies respiratoires. Et même en fin de chaîne, une banale opération de meulage d'un bouton pour l'ajuster à une platine de commande, présente un risque sans commune mesure avec la simple exposition aux radiations du produit fini.
L'institut de radiprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) dans un communiqué du 22 octobre 2008, précise, en ce qui concerne Mafelec, "qu' il ne devrait pas avoir de conséquences sur la santé du personnel exposé", et en ce qui concerne OTIS, que " les premiers résultats montrent que l’exposition des personnels aux postes de travail impliquant une proximité avec des boutons radioactifs est également extrêmement faible, avec des doses maximales inférieures à celles constatées chez Mafelec" .
En conclusion
On peut se féliciter de la capacité des douanes françaises à détecter dans les marchandises transportées des anomalies radioactives, somme toute minimes. On peut s'étonner que la détection se fit, à la sortie des produits finis du territoire français et pas à l'entrée des matières premières.
Cet incident est un révélateur d'une dissémination difficilement contrôlable de matières radioactives dans les produits que nous utilisons quotidiennement ; quand nous ne les mangeons pas. L'accident de Juarez que nous avons cité plus haut serait passé totalement inaperçu si des poutres métalliques n'avaient pas été livrées sur un chantier d'un des plus grands laboratoires du monde spécialisés dans la recherche nucléaire.
La difficulté et le coût d'entreposage des produits radioactifs peut faire craindre, au mieux, un certain laxisme, au pire, dans des états corrompus, des pratiques criminelles visant à diluer, ni vu ni connu, quelques grammes de matière dans des tonnes de ferraille ou de béton. La pratique pourrait même se justifier en ce qui concerne les éléments radioactifs de vie courte, car dans 30 ans, les matériaux concernés par cette affaire ne contiendront pratiquement plus de Cobalt 60...
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Écrit par Alexandra Lianes
Le 23 octobre 2008
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http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/56312.htm
Au début des années 70, l'état danois avait invité un comité de réflexion composé d'industriels, de politiques et de chercheurs à se pencher sur l'avenir de l'énergie éolienne. Leur conclusion fut la suivante : " L'énergie éolienne ne représentera sans doute jamais une part significative de l'électricité produite au Danemark." Photo DR : Wave Star.
Mais le Danemark y a crû et l'énergie éolienne représente maintenant environ 19% de sa production électrique. Aujourd'hui, le pays se lance un nouveau défi, celui de l'énergie houlomotrice [NDRL : l’énergie de la houle], dont il parie qu'elle connaîtra une évolution similaire au cours des vingt prochaines années. Le gouvernement vient ainsi d'allouer 20 millions de couronnes (3 millions d'euros) à la construction d'un prototype à l'échelle 1/2 de la "machine à récupérer l'énergie des vagues" de la société Wave Star Energy.
Les mers et les océans renferment la plus dense et la plus continue des énergies renouvelables. Exploiter 0,2% de l'énergie renfermée dans les vagues suffirait à alimenter la planète entière en électricité. De nombreux projets sont actuellement en développement à travers le monde, et la première centrale commerciale a été inaugurée en septembre 2008 au large du Portugal.
Wave Star est un concept qui se démarque des autres projets par sa conception originale. Plutôt que de couper les vagues dans le but de récupérer le maximum d'énergie disponible, il épouse leur trajectoire permettant ainsi une production d'électricité continue.
De part et d'autre de la longue machine disposée dans le sens de la houle, une vingtaine de flotteurs hémisphériques sont partiellement immergés. Au passage d'une vague, le premier flotteur se soulève puis se rabaisse alors que le second se soulève, et le mécanisme se poursuit ainsi jusqu'à l'extrémité de la centrale. Les flotteurs sont reliés à des cylindres hydrauliques qui alimentent, via un système de transmission classique, un moteur hydraulique relié à un générateur qui produit l'électricité
Le premier prototype à l'échelle 1/10ème a été connecté au réseau électrique en avril 2006 à Nissum Bredning dans le Nord-Ouest du Danemark. Son fonctionnement a pu être observé avec satisfaction pendant 4.000 heures durant lesquelles la machine a dû faire face à sept tempêtes majeures. Selon Per Resen Steenstrup, l'un des directeurs du projet, la résistance aux intempéries est l'un des facteurs déterminants pour la viabilité économique d'une centrale houlomotrice. La stratégie adoptée par Wave Star consiste à remonter les flotteurs en cas de tempête afin de les protéger. Sur le modèle "grandeur nature", les flotteurs pourront être remontés jusqu'à une hauteur de 20m.
Le prochain prototype devrait voir le jour au cours de l'année 2009. D'une longueur de 120 m, il fournira une puissance de 500 kW, permettant ainsi d'alimenter 200 maisons. Le modèle final, qui devrait être commercialisé en 2011, sera long de 240 m et produira 6 MW. Afin de réduire les coûts d'exploitation, l'entretien de la machine sera effectué en moyenne tous les dix ans.
Information de l'ambassade de France au Danemark via les bulletins électroniques
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Écrit par Alexandra Lianes
Le 22 octobre 2008
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Cette semaine se déroule la semaine européenne des forêts.
L’occasion de célébrer cette ressource renouvelable par excellence. Les
forêts contribuent à l’atténuation des changements climatiques en
absorbant une quantité non négligeable de dioxyde de carbone. Le bois
constitue aussiune excellente source d’énergies renouvelables. Autant
de raisons pour protéger et valoriser le patrimoine européen forestier.
" L’objectif de cette semaine est de faire connaître
les enjeux propres aux forêts européennes et en particulier
d’appeler l’attention sur le caractère durable de leur gestion."
La
forêt couvrait 42% de la superficie des 27 pays de l'Union européenne
en 2005, soit quelque 177 millions d'hectares, selon des données
publiées lundi par Eurostat. Dans l'UE, 73% des forêts sont
exploitables pour la production de bois. En 2006, les principaux
producteurs étaient la Suède (65 millions de m3), l'Allemagne et la
France (62 millions de m3 chacun) ainsi que la Finlande (51 millions de
m3) et la Pologne (32 millions de m3).
La semaine européenne des
forêts se traduit par de nombreux événements (conférences, forums
scientifiques ou politiques, salons et expositions, excursions
pédagogiques, etc.) organisés en France et en Europe.
Consulter la liste des évènement européens
La construction en bois peine à décoller en France
En France, seules 4 % des maisons individuelles sont construites en
ossature bois. Et pourtant, ce matériau présente de nombreux avantages.
L’Etat et les professionnels se sont d’ailleurs engagés dans un Accord
Cadre Bois Construction Environnement à l’utiliser dans 10 à 12,5 % des
constructions d’ici 2010.
Oui mais, les préjugés ont la vie dure estime le Comité national pour de développement du bois (CNDB)
qui rappelle que s’il est vrai que la bois brûle, il est également
indéniable qu’il résiste particulièrement bien aux incendies. Le bois
transmet la chaleur 10 fois moins vite que le béton et 250 fois moins
vite que l’acier, toujours selon le CNDB. En matière de construction,
le bois est, à poids égal, 30 % plus résistant que l’acier et 6 fois
plus que le béton armé. Enfin, une maison en bois est plus rapide à
construire et permet donc de faire des économies.
Le Bois : matériau DD par excellence
Le bois est une matière première renouvelable en croissance
permanente. En France, la forêt est en expansion constante depuis le
début du 19ème siècle. " Il pousse une fois et demie plus de bois que l’on en utilise",
rapporte le CNDB. Pour le recyclage, lorsqu’une construction doit être
démolie ou transformée, ses éléments sont facilement démontables et
peuvent souvent être réutilisés. Si le bois ne peut plus servir de
matériau de construction, il peut devenir une source de chauffage. Le
cycle de viedu bois est donc exemplaire en matière d'écologie.
Dans une construction, une bonne exécution des détails, le choix
d'une essence appropriée et un taux d'humidité contrôlé sont
primordiaux pour assurer la pérennité d'un ouvrage. « Lorsque ces
conditions sont respectées, il est en principe possible d'utiliser du
bois pour toutes les parties d'une construction, par exemple pour les
pièces d'eau ou pour la cuisine d'une maison ».
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