Troubles de la fertilité : perturbateurs endocriniens et pesticides mis en cause par l'Afsset

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Écrit par Alexandra Lianes  Le 19 novembre 2008

Les autorités sanitaires ont rappelé mardi 18 novembre les dangers de certains produits chimiques, notamment des perturbateurs endocriniens lors d'un point presse.  " On trouve des perturbateurs endocriniens dans certaines crèmes, notamment du parabène, un perturbateur endocrinien reconnu", a déclaré à l'Associated Press, Elisabeth Robert Gnansia, chef du département méthodologie, recherche et relations extérieures à l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset).

Les perturbateurs du système endocrinien sont des substances chimiques d'origine naturelle ou synthétiques étrangères à l'organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système endocrinien et ainsi induire des effets délétères sur cet organisme ou sur sa descendance.

"On les retrouve dans les plastifiants, les phtalates, qui sont inclus dans les biberons, dans certains plastiques alimentaires", a résumé Elisabeth Robert Gnansia. "Les pesticides sont aussi en cause", a-t-elle ajouté.
L'Afsset recommande d'"essayer d'éviter l'utilisation de ces perturbateurs endocriniens à certaines périodes de la vie, notamment pendant la grossesse et pendant le jeune âge". Il en va ainsi des "crèmes anti-vergetures, qui sont paradoxalement spécifiquement destinées aux femmes enceintes".

"L'exposition à ces produits entraîne une augmentation de certaines anomalies chez le petit garçon à la naissance et des effets transgénérationnels, les effets se répercutant à la génération d'après, et il est possible que la diminution de la fertilité masculine et l'augmentation du nombre des cancers du testicule, une des premières causes de mortalité de l'homme jeune, en soient aussi la conséquence".

Dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne, les ministères de l'Ecologie et la Santé organisent le 25 novembre prochain, le colloque "Environnement chimique, reproduction et développement de l'enfant". [Source AP]

Consulter le programme du colloque

Un colloque sur le thème " Agriculture et pesticides "

Toujours dans le cadre de la présidence française de l’UE un séminaire « agriculture durable et pesticides » est organisé la semaine prochaine à Paris, les 25 et 26 novembre. Quelque 250 participants sont attendus pour écouter une trentaine d’intervenants autour des thèmes : « comment concilier développement durable de l’agriculture et pesticides ? » ; « comment réduire les risques liés à l’utilisation de pesticides » ; « comment limiter le recours aux pesticides » ; « la surveillance et le contrôle des impacts » ; « gouvernance et réseaux d’acteurs pour la généralisation de la protection intégrée ».
Cette rencontre se tiendra au centre de conférences Internationales du Ministère des affaires étrangères et européennes à Paris.
Le programme des conférences pour la presse

Des métaux lourds dans le vin ?

Le 30 octobre dernier, le Journal Chemistry Central a publié une étude qui recèle la présence de métaux lourds à un niveaux dangereux pour la santé après des analyses de vins en bouteille de 15 pays, dont la France.
L’étude publiée par des chercheurs de l’université de Kingston ont utilisé un coefficient de dangerosité appliqué aux autres denrées alimentaires, prenant en compte une absorption régulière tout au long de la vie. Dans le cas du vin, un verre tous les jours. Les auteurs de l’étude invitent les pays concernés à conduire des études complémentaires.

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Les mesures de la Commission européenne pour l’efficacité énergétique

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Écrit par Alexandra Lianes  Le 17 novembre 2008

La Commission européenne a proposé vendredi 13 novembre un nouvel ensemble de mesures dans le domaine de l'énergie afin d’atteindre les objectifs de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre, de porter à 20 % la part des énergies renouvelables et de réduire de 20 % la demande en énergie.

Efficacité énergétique dans les bâtiments

La consommation d'énergie dans les bâtiments résidentiels et commerciaux représente près de 40 % de la consommation totale d'énergie finale de l'UE et de ses émissions totales de CO2. Il est possible de réaliser d'importantes économies d'énergie d'ici à 2020 dans des conditions avantageuses sur un plan coût-efficacité : une réduction de 30 % de la consommation d'énergie dans ce secteur est envisageable et équivaudrait à une réduction de 11% de la consommation d'énergie finale de l'UE.

La Commission propose une révision de la directive sur la performance énergétique des bâtiments (2002/91/CE). S'il incombe aux États membres d'élaborer des prescriptions concrètes, la directive fournit un cadre pour l'application de prescriptions minimales à la performance énergétique des bâtiments, la délivrance de certificats énergétiques et l'inspection régulière des chaudières et des systèmes de climatisation.

La Commission propose de supprimer le seuil de 1 000 m² pour les bâtiments existants en cas de rénovation importante : les prescriptions applicables à la performance énergétique s'appliqueront à un plus grand nombre de maisons. À elle seule, cette mesure représente un investissement matériel supplémentaire de 8 milliards d'euros par an, mais permettra de réduire la facture énergétique de 25 milliards d'euros d'ici à 2020, estime la Commission.

Les certificats de performance énergétique doivent devenir plus fiables et mieux connus du public. Les modifications proposées permettent aux États membres d'exploiter plus de la moitié du potentiel coût-efficacité restant à réaliser dans ce secteur, correspondant à un pourcentage annuel de 5 à 6 % de la demande totale d'énergie primaire de l'UE en 2020.

Efficacité énergétique des produits

La Commission propose également de réviser la directive sur l'étiquetage énergétique (92/75/CEE). Cette directive constitue le cadre de référence pour l'étiquetage des appareils ménagers: réfrigérateurs, télévisions, lave-linge, etc.
Il est proposé d'étendre l'application de la directive à de nouveaux produits consommateurs d'énergie et liés à l'énergie, alors qu'elle se limite actuellement aux seuls appareils ménagers.

Cette extension permettra l'étiquetage des produits consommateurs d'énergie utilisés non seulement au sein des ménages, mais également en dehors de ce cadre restreint, tels que les moteurs (de pompes à eau, d'élévateurs, etc.), et d'autres produits ayant une incidence sur la consommation d'énergie, comme les fenêtres.

La révision de la directive permet également de définir une base commune pour les mesures d'incitation et les marchés publics destinés à promouvoir la pénétration sur le marché de produits efficaces sur le plan énergétique. Cette mesure créera des règles du jeu équitables pour les fabricants.

Cogénération

La cogénération est une technique de production combinée d'électricité et de chaleur à haut rendement énergétique. Elle est principalement destinée aux réseaux de chauffage urbain et à l'industrie. Une directive sur la cogénération (2004/8/CE) encourage ce type de production combinée. Pour assurer sa pleine mise en œuvre, la Commission a adopté le 13 novembre des lignes directrices détaillées. Ces lignes directrices précisent les procédures et les définitions à appliquer selon une méthodologie harmonisée pour déterminer la quantité d'électricité issue de la cogénération.

Elles indiquent dans quels cas des garanties d'origine de l'électricité peuvent être émises et des régimes d'aide peuvent être autorisés. Elles apportent également une sécurité juridique au marché de l'énergie, supprimant ainsi des obstacles aux investissements.

La communication sur la cogénération contient une évaluation des rapports disponibles des États membres sur l'application de la directive. À court terme, la communication propose des actions visant à garantir la prise en compte de la cogénération dans les plans d'action nationaux en matière d'efficacité énergétique. L'accès aux réseaux de distribution de l'électricité produite par cogénération devrait être facilité.

Communiqué de la commission

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Lien reconnu entre ligne très haute tension et risques sanitaires

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Écrit par Alexandra Lianes  Le 17 novembre 2008

Le tribunal de grande instance de Tulle a condamné le gestionnaire de réseau RTE à verser 390 000 € à un exploitant agricole pour le préjudice subi par son élevage en raison de la proximité d’une ligne Très haute tension, THT. Le tribunal a ainsi reconnu un lien entre la présence de la ligne et de l’état sanitaire de la population animale dans une ferme de Latronche (Corrèze).
D’après Les Echos, le jugement, premier de ce genre, rapporte que " la maternité porcine a été arrêtée en raison d'un taux de natalité anormalement bas et d'un taux de mortalité infantile élevé ", que " le hangar de stabulation accueille des génisses chétives souffrant pour partie d'hémorragies ou d'avortements inexpliqués " et que " 10 % du lait sont perdus " en raison de maladies subies par les vaches.
RTE a annoncé qu’il ferait appel de cette décision.

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Des gênes modifiés peuvent s'égarer dans la nature

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Écrit par Alexandra Lianes  Le 13 novembre 2008

Au Mexique, une étude met le doigt sur la contamination de mais traditionnel par du maïs génétiquement modifiés. Ces travaux publiés dans le prestigieux journal scienfitique Nature confirment une première étude déjà publiée par Nature en 2001.

D’après cette nouvelle étude, des gènes modifiés ont été trouvés dans trois des 23 zones prélevées en 2001, et à nouveau dans deux de ces zones d’après des prélèvements de 2004. Cette étude dirigée par Elena Alvarez-Buylla, de L’université nationale autonome de Mexico, sera publiée dans le journal Molecular Ecology.

Si cette étude fait controverse c’est que le gouvernement mexicain à interdit la culture de maïs OGM afin de protéger ses semences. Mais d’après la presse locale, les fermiers auraient planté au moins 70 hectares de maïs OGM dans le nord de l’Etat de Chihuaha.

Ces essais d’OGM en plein champs pourraient avoir contaminé jusqu’à 25 000 hectares de culture d’après les organisations de protection de l’environnement. 

Dans le même temps, un rapport publié lundi 8 novembre par la Commsision de coopération environnementale Nord Américaine (PDF) estime que le mais OGM importé au Mexique depuis les Etats Unis va propablement se répandre et qu’il sera difficile de le faire disparaître. Cette étude estime que des actions doivent être prises pour réduire les risques de contamination afin de conserver les variétés de mais du Mexique. D’après ce rapport, 25 à 30 % du mais importé au Mexique pour la consommation humaine ou animale est génétiquement modifié.

Les OGM à nouveau dans une autre étude, menée à la demande du ministère autrichien de la santé, estime que le maïs de culture OGM peut affecter la reproduction chez les souris. Les auteurs de l’étude de l’Université vétérinaire de Vienne (VUW)  ont toutefois écarté des risques pour l’homme, rapporte l'AFP
Cette étude de longue durée a démontré qu’une souris nourrie avec 33 % de mais OGM avaient moins de petits que celle nourrie sans OGM après plusieurs générations. Les chercheurs précisent que ces résultats doivent être confirmés par des tests suuplémentaires pour confirmer les effets de l’alimentaiton OGM sur d’autres animaux et sur l’homme.

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L'agence de l'énergie appelle à une révolution

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Écrit par Alexandra Lianes  Le 13 novembre 2008

L’agence internationale de l’énergie appelle à une révolution énergétique et à une importante « dé-carbonisation » des carburants au moment où le monde est confronté à une offre en carburants resserrée causée par des investissements en baisse.

Cet appel sans précédent arrive au moment où l’Union européenne, dans un rapport attendu  aujourd’hui, estime que, alors que les gisements pétroliers diminuent, l’équilibre entre l’offre et la demande va de plus en plus se resserrer, possiblement de manière critique.

La Commission prévient que l’offre en pétrole est limitée, avec des réserves et une capacité de production concentrées dans quelques mains.

Les deux organismes estiment que les besoins des pays de l’Ouest pourraient être restreints par une demande croissante des économies émergentes, telles quel a Chine, qui consomment davantage de pétrole et concluent des accords sur le long terme avec les états riches en pétrole. Cela pourrait être exacerbé par une restriction des investissements par l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole).

D’après les perspectives annuelles de l’Agence de l’énergie : 
- la demande en énergie va augmenter de 45 % d’ici 2030 et le prix du baril de 200 dollars (sur la base d’un baril à 120 dollars en 2007)

- la récente augmentation des prix à 150 dollars a mis l’accent sur des réserves en pétrole et en gaz limitées.

- le risque immédiat de l’offre ne vient pas du manque des ressources mais plutôt d’un manque d’investissements. Les investissements antérieurs ont augmenté rapidement à cause de l’augmentation des coûts.

- Augmenter la production dans les pays moins chers sera central pour atteindre les besoins du monde à des coûts raisonnables

- Les projections de la demande mondiale et de l’offre en pétrole devraient passer de 84 milliards de barils de pétrole par jour à 106 millions en 2030, avec une augmentation forte dans les économies émergeantes.

- L’augmentation de la production viendra du gaz naturel liquide et de technologies non conventionnelles telles que les sables bitumineux du Canada.

Des investissements adéquats

D’après l’agence, les réserves en pétrole sont suffisantes pour supporter la demande et la production (avec des réserves prouvées de 1,3 trillions de barils, suffisamment pour les 40 prochaines années) et des réserves potentielles de 3,5 trillions de barils). Mais l’augmentation de la production dépend "d’investissements adéquats et à temps".

Communiqué de l'agence internationale de l'énergie

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