Eco-quartier de Bonne : une révolution dans une France à la traîne |
| Écrit par Alexandra Lianes Le 25 mai 2008 | |
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« En 2004, [date du lancement du projet de la Zac de Bonne], l'objectif d'atteindre 50 kWh/m²/an pour la consommation de chauffage était très ambitieux. » Les normes de construction imposaient alors 100 kWh/m²/an. « Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. » Le ton est donné par Olivier Sidler, thermicien en chef du futur éco-quartier du centre-ville de Grenoble, devant les partenaires du programme européen Concerto* de réduction de la consommation énergétique des bâtiments. Oui mais. Il y a quatre ans le développement durable n'était pas en vogue. Quant à parler d'éco-quartier... Et le thermicien d'ajouter, qu'avec le projet Concerto de Lyon, au vu du retard pris par la France en matière d'éco-construction, la ZAC de Bonne : « C'est une vraie révolution. » Cliquer sur la première image pour voir le diaporama.
Une révolution car architectes, bureau d'études, chefs de chantier, compagnons ont dû repenser leurs méthodes de travail pour atteindre les exigences thermiques. « Nous avons franchi un seuil technique sur le projet de Bonne qui est devenu une référence au niveau national », estime Franck Izoard, chargé d'opération pour l'aménageur, la SEM SAGES. « Il s'agit désormais d'aller plus loin, de poursuivre sur cette voie. Nous avons interrompu une logique de construction », se réjouit-il. Mais cela n'est pas allé de soi. Et Olivier Sidler de parler d'un « travail d'accompagement des équipes dans un pays qui ne connaissait pas les façons de faire ». Le projet de la ZAC de Bonne a apparemment fait bonne figure. « On a l'impression que la France rattrape son retard », confie Pierre Bonhôte, personnalité politique suisse, membre du parti socialiste suisse. Un avis partagé par le responsable du programme néerdlandais de Delft, Kees Kruijff, impressionné par l'avancée des travaux depuis 2004. Et Franck Izoard de souligner la « capacité de réaction [de la France] pour atteindre ces objectifs». Les promoteurs ont joué le jeu
Il y a, à Grenoble, une demande forte en logements. « La SEM SAGES et la ville de grenoble ont la majorité des opérations d'aménagement. Si les objectifs ne sont pas respectés, les promoteurs n'auront pas droit aux subventions européennes et surtout ils n'auront plus les terrains », explique Valérie Dorié, directrice de la SEM SAGES. Un rapport de force qui permet à l'aménageur d'imposer un cahier des charges aux promoteurs. « Ils sont contraints et jouent le jeu », poursuit Valérie Dioré. En outre un suivi de la consommation des bâtiments pendant deux ans par l'aménageur est prévu afin de s'assurer de l'efficacité et de la durabilité des constructions. * La ZAC est inscrite dans le programme européen Concerto visant à réduire la consommation énergétique du secteur du bâtiment. Le programme européen CONCERTO, lancé par la Commission européenne, est un projet dont l’ambition est de répondre aux défis du développement durable en développant des solutions proactives à l’échelle européenne aux questions énergétiques. Aujourd’hui, pas moins de 46 communautés réparties en 18 projets s’investissent pour développer leur autonomie énergétique dans le cadre de ce programme. CONCERTO soutient les communautés locales dans le développement et la mise en oeuvre de stratégies et d’actions concrètes qui sont à la fois durables et très efficaces énergétiquement.
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| Dernière mise à jour : ( 05 novembre 2009 ) |
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