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Rubrique >> alimentation
Les petits fermiers offrent la meilleure chance d'alimenter le monde. Alors pourquoi les traitons-nous avec le mépris ? Je suggère que vous vous asseyiez avant de me lire. Robert Mugabe a raison. Au sommet alimentaire mondial de la semaine dernière il était le seul leader à parler « de l'importance ... de la terre dans la production agricole et dans la sécurité alimentaire » (1). Les pays devraient prendre exemple sur le Zimbabwe, a-t-il dit, dans la démocratisation de la propriété. Note : cet article, écrit par George Monbiot, a été publié dans le quotidien anglais The Gardian du 10 juin 2008 - Traduction Romain Houette - DDmagazine
Les marins-pêcheurs sont en colère. En cause : le coût du gasoil qui plombe leur activité. Car pour un marin pêcheur, le prix du gasoil représente 15 % de son chiffre d'affaire, selon Philippe Gros, responsable exploitation durable à l'Ifremer. La flambée du prix du pétrole ne fait qu'empirer leur situation mettant en péril la rentabilité du métier. C'est peut-être l'occasion pour les marins-pêcheurs de prendre le tournant. C'est-à-dire de s'orienter vers une pêche plus durable.
 Avec l'émergence des problèmes alimentaires dans le monde liés, en partie ( voir notre article), à la production massive de biocarburants, une seconde génération de carburants dits "écologiques" voit le jour. La nouvelle solution consiste à orienter les cultures vers des plantes qui ne sont pas utilisées dans l'alimentation. Des plantations de jatropha, une plante originaire d'Amérique du Sud, sont brusquement apparues partout en Afrique. Aux Etats-Unis et en Europe, les plans abondent pour reconvertir les plantations vers la récolte d'herbe sauvage et de roseau géant.
 Chaque jour, 4,4 millions de pommes sont jetées à la poubelle en Grande-Bretagne. C'est ce que révèle le Wrap, Waste & Ressources Action Programme, une organisation britannique qui oeuvre pour la réduction des déchets. Dans son étude, le Wrap révèle que 6,7 millions de tonnes de produits alimentaires partent à la poubelle chaque année soit près d'un tiers des produits alimentaires achetés. Nous ne disposons pas de tels chiffres pour la France. Reste qu'ils doivent nous faire prendre conscience de nos propres gaspillage. A l'heure où la crise alimentaire frappe une quarantaine de pays...
La semaine dernière, le gouvernement allemand est revenu sur son objectif de devenir leader mondial des agrocarburants. La raison officielle : trop de voitures ne sont pas compatibles avec ce carburant de nouvelle génération [The Guardian]. Depuis, la polémique sur la crise alimentaire mondiale a enflé. Les biocarburants ont été à plusieurs reprises dénoncés comme étant la principale cause de cette crise.
Écrit par Yves Heuillard dans société, alimentation / 15 avril 2008
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Selon le site canadien Globe and Mail, l'organisme de santé publique Canada Santé s'apprête à classer le bisphénol A comme produit dangereux - une étape qui pourrait précéder son interdiction pure et simple. Ces derniers mois la presse canadienne avait causé tout un émoi dans la population en dénonçant la présence de bisphénol A dans les biberons des bébés. Vous avez dit bisphénol A ? C'est un produit qui entre dans la production de nombreuses matières plastiques, dont le polycarbonate. Le polycarbonate, un plastique rigide et transparent, est omniprésent dans notre vie quotidienne : un DVD ou un casque de cycliste sont en polycarbonate. Il peut aussi servir à la fabrication de biberons, de vaisselle, de boîtes de conservation, de caisses ou de casiers en plastique. On le trouve aussi dans le polyester, le PVC et les résines epoxy qui servent à recouvrir l'intérieur des boîtes de conserves pour isoler les aliments d'un contact direct avec le métal. Si vous trouvez un petit chiffre 7 dans un triangle gravé dans la masse d'un récipient en plastique (généralement en dessous), c'est du polycarbonate (voir notre dossier sur les bouteilles plastiques).
Le projet de loi sur les OGM a été adopté de justesse par les parlementaires avec 21 voix d'écart, soit la plus courte majorité obtenue par la droite depuis 2002. Le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo, a défendu un texte « ni pro ni anti » OGM et « l'un des textes les plus précautionneux au monde », rapporte Le Figaro. Le PS, les Verts et les Communistes ont voté contre dénonçant un « texte pro OGM », qui signe la « mort du Grenelle », selon Libération. Pour Yves Coché, député Vert, le texte « ouvrira la porte à une dissémination massive des OGM dans l'ensemble des territoires de la France » [Le Figaro]. « Le lobby des OGM a gagné », a déclaré pour sa part Corinne Lepage, ancienne ministre de l'environnement à l'AFP. L'association Greenpeace déplore l'adoption du projet de loi sur les OGM qui « condamne à terme l'ensemble de la production agricole française à la contamination et définit un régime de responsabilité complètement défaillant ». " Dans son article premier, le projet consacre « la liberté de consommer et de produire avec ou sans OGM ». [...] « Quand on dit avec ou sans, ça veut dire que ça sera avec tout le temps » ", pour Philippe Martin (PS), écrit Libération.
La consultation de la Carte du Registre Français des Émissions Polluantes n‘est pas très réjouissante. Mises à part la Corse, quelques régions du Massif Central et du sud-est des Alpes, rares sont les larges zones de la métropole sans pollution. Surprenant mais compréhensible puisque le registre vise cent polluants pour les émissions dans l'eau, cinquante pour les émissions dans l'air (notamment des substances toxiques et cancérigènes) et 400 catégories de déchets dangereux.
Écrit par Alexandra Lianes dans santé, alimentation / 03 avril 2008
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Le dossier des PCB n'arrête plus de faire parler de lui. Après l'interdiction de pêcher prononcée dans le Rhône en août 2007 et dans la Seine en janvier 2008, c'est au tour des lacs des Savoie de subir la même interdiction.
Mercredi 2 avril, les préfectures de Savoie et de Haute-Savoie ont toutes deux prononcé des arrêtés d'interdiction de pêcher l'Omble de Chevalier dans les lacs du Léman (Haute-Savoie - Suisse), d'Annecy (Haute-Savoie) et du Bourget (Savoie). Ces décisions font suite à la découverte de taux supérieurs aux teneurs maximales de polychlorobiphényles (PCB) chez ce poisson.
Question à laquelle l'association WWF-France et un collectif de 300 médecins de l'ASEP (Association Santé Environnement Provence) vont répondre dans les prochaines semaines. Début mars, les deux organismes ont lancé des prélèvement sur une cinquantaine de personnes à Port-Saint-Louis du Rhône (13) « afin de déterminer si les PCB se diffusent chez l'homme ou pas », précise Pierre Chasseray, responsable des relations presse WWF-France. Cette étude, dont les résultats seront rendus publics fin mai à Marseille, porte sur un panel de population répartie en trois catégories : une population consommant régulièrement des poissons d'eau douce du Rhône et de son estuaire ; une population résidant sur les rives du Rhône ne consommant pas ou très peu de poissons du Rhône ; et une population témoin de représentation diverse.
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