Publicité

DEVELOPPEMENT DURABLE

Consommer différemment ne changera pas le monde

papa, maman et fiston font des achatsNos petites actions quotidiennes pour l'environnement justifient de ne pas en entreprendre de plus importantes tout en nous donnant bonne conscience. Cet article de George Monbiot, éditorialiste du quotidien britannique The Guardian, a été publié le 6 novembre dernier sous le titre We cannot change the world by changing our buying habits.

Lire la suite

Nos vidéos

Tout sur la ouate de cellulose

La vidéo ci-dessous est extraite d'une série de trois vidéo réalisées sur un chantier pendant la mise en oeuvre de ouate de cellulose. Ecoutez toutes les explications.

You need to a flashplayer enabled browser to view this video

Lire l'article et voir les trois vidéos 

 

Dernières brèves

Publicité

Hommage à Grey Owl, écologiste de la première heure

Écrit par : Yves Heuillard dans naturelivres le  

Grey Owl couvertures de livresGrey Owl (1888 - 1938), de son vrai nom Archibald Belaney, est l'un des premiers écologistes canadiens et farouche défenseur de la nature. Les éditions Souffles* lui rendent hommage en rééditant ses deux premiers ouvrages, "La Dernière Frontière" et "Un Homme et des bêtes", publiés respectivement en 1931 et 1932.

Né en Angleterre Grey Owl est fasciné très tôt par les autochtones d’Amérique du Nord et rêve d’en devenir un. À dix-sept ans, il part pour le Canada ou il gagne sa vie comme trappeur. Combattant de la première guerre mondiale, blessé deux fois, pensionné de guerre, il continue sa vie de trappeur jusqu'en 1927. Puis Influencé par une femme indienne qu'il épousera (Anahareo Gertrude Bernard ), il devient un farouche défenseur de la nature.

En 1931, Grey Owl est nommé par le gouvernement canadien « gardien des animaux » du parc de Prince Albert, où il écrit ses articles et ses livres. Il tombe malade après une série de conférences et meurt à l’âge de 50 ans. Portrait de Gray OwlGrey Owl a profité de sa notoriété pour médiatiser son message de conservation de la nature et inciter les autorités canadiennes à prendre les premières mesures pour réglementer la pratique de la chasse et de la trappe. Si, aujourd’hui, les castors n’ont pas disparu des forêts canadiennes, on le doit en grande partie à ce personnage fascinant et visionnaire qui a su faire prendre conscience, plus tôt que tout le monde, des enjeux écologiques.

Ces plaidoyers pour la tolérance et le respect étendus à toutes les formes de vie, bien qu’écrits il y a plus de soixante-dix ans, restent étonnamment contemporains des questions actuelles liées à l’environnement.

La dernière frontière

La Dernière Frontière est le premier livre de Grey Owl et le plus connu. Le succès de cet ouvrage, on le doit à la vision très personnelle que Grey Owl a de « la dernière frontière », le Grand Nord comme on dirait aujourd’hui. Il nous délivre, par la précision de ses descriptions, par son écriture souvent lyrique et poétique, un véritable hymne à la nature. L’esprit de ces vastes immensités qu’il a parcourues, été comme hiver comme trappeur ou guide de chasse et de pêche, souffle tout au long de ces pages. L’homme y est confronté à des forces phénoménales. La ruse, la force physique, le courage mais aussi l’humilité l’aident à se tirer d’affaire… Mais gare à celui qui romprait ce pacte secret de respect de la nature et de sa faune. Le Grand Nord : école de vie ? C’est sans doute, aujourd’hui encore, le message le plus perspicace, le plus actuel que nous délivre Grey Owl sur le monde boréal.

Un Homme et des bêtes

Un Homme et des bêtes fait suite à son premier ouvrage au sein duquel percent déjà ses inquiétudes sur les menaces qui guettent la faune de la forêt boréale. Peu à peu converti à l’écologie, il abandonne sa vie de trappeur pour se consacrer à la défense de la nature et des animaux, et notamment des castors. C’est ce combat, sa « croisade » en faveur des castors, que Grey Owl nous conte dans ce second ouvrage. Passion dévorante, étonnante de la part d’un homme qui les a si longtemps chassés.

Devenu leur protecteur, il fonde une petite colonie de castors et y consacre tout son temps. Ce sont ses « enfants chéris ». Il les cajole, passe des heures à jouer avec eux, les gâte avec des sucreries, s’inquiète quand ils sont malades ou disparaissent quelques heures.

Sa cabane de « Beaver Lodge » devient une véritable hutte de castors. Ces ouvrages, qui ont connu un véritable succès planétaire lors de leur publication dans les années 1930, séduiront les amateurs de bonne littérature, les voyageurs, les lecteurs épris de la nature et tous ceux qui souhaitent s'évader.

Les éditions Souffles préparent actuellement la réédition des autres ouvrages de Grey Owl : Sajo et ses castors, Récits de la cabane abandonnée et Ambassadeur des bêtes, qui paraîtront en 2010/2011. Publié dans la collection "Arbres de chair", dirigée par Sébastien Djafar.

La Dernière Frontière. 368 pages. Prix public : 22 €
Un Homme et des bêtes. 352 pages. Prix public : 22 €

* Souffles, maison d'édition ayant publié près d'une centaine de titres entre1986 et 1990, a été relancée en 2009. Souffles est une marque exploitée par les Éditions Fabert. 

 

Commentaires (0)Add Comment

Ecrivez un commentaire
Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur

busy