La récente tempête qui a frappé quatre communes du Nord est-elle le résultat du réchauffement climatique global ? Alors que de récentes études suggèrent qu'il existe un lien entre le changement climatique et la fréquence des tempêtes, ce lien de cause à effet fait aujourd'hui débat entre certains météorologues et des spécialistes du climat.
La réponse viendra peut-être d'une équipe d'académiciens et de scientifiques du Met Office (service national britannique de météorologie) qui ont récemment mis la main sur des carnets de route marins remontant au 17e siècle. Un véritable trésor puisqu'il représente les seules données météo de cette époque.
L'aérogel est un matériau issu des nanotechnologies et composé de 99,8 % d'air ; ce qui fait de lui le solide le plus léger au monde. Un litre de cette matière étonnante pèse seulement 3 grammes. Il s'agit d'un gel transparent où le composant liquide a été remplacé par du gaz. Sa faible densité ne l'empêche pas de pouvoir supporter plus de 2000 fois son poids. Sa résistance est tout de même limitée car si l'on le presse trop fortement, sa structure s'écroule brutalement et il se brise comme du verre. Mais l'aérogel est avant tout un isolant exceptionnel. Avec une conductivité thermique d'à peine 0,012 W/m.K, l'aérogel de silice, qui est la variété la plus courante, est 39 fois plus isolant que la meilleure laine de verre. Ceci fait de lui un candidat exemplaire pour l'isolation des cloisons et même des vitrages.
Vous avez déjà vu sur les toits des maisons des capteurs solaires thermiques pour l'eau chaude ou pour le chauffage. Certains sont plans, d'autres sont formés de tubes de verre. Mais certains de ces capteurs tubulaires sont dits " à caloducs". De manière générale un caloduc est un moyen de transporter de la chaleur. Dans le cas qui nous intéresse ici les caloducs transmettent la chaleur générée par le soleil dans les tubes de verre du capteur, vers le circuit de chauffage (ou d'eau chaude) d'une maison. Comment ça marche ? Explications en vidéo avec Willy de la société Tecnisun. Et prochainement sur DDmagazine, un article plus pratique sur les capteurs solaires tubulaires, avec ou sans caloducs.
Écrit par : Romain Houette dans réchauffement le
1 juillet 2008
La glace recouvrant le pôle nord a de fortes chances de disparaître entièrement dans les mois qui viennent. Voilà l'avertissement lancé par les scientifiques du National Snow and Ice Data Centre (NSIDC) au Colorado. Selon eux, il y a plus d'une chance sur deux qu'il n'y ait pas de glace au pôle nord à la fin de l'été. Ils mettent en cause les importantes fontes de l'an passé ainsi que la fragilisation des glaces par le passage de bateaux. La banquise arctique a en effet fondu de 23% l'année dernière au point de reculer jusqu'à moins de 1200 km du pôle.
Département pilote en matière d'énergie solaire, la Savoie concentre autour de l'Institut National de l'Energie solaire (INES) l'essentiel des acteurs français d'un secteur en pleine croissance. C'est sur les rives du Lac du Bourget, le plus grand lac naturel de France, que le Conseil général de la Savoie crée l'événement avec le Solar Event. Cette manifestation internationale, destinée aux professionnels comme au grand public, se tiendra du 26 au 29 juin 2008, sur la technopole Savoie Technolac, consacrée aux industries solaires et environnementales.
Écrit par : Yves Heuillard dans réchauffement le
3 juin 2008
Vous rencontrez parfois des sceptiques du réchauffement climatique qui mettent en doute la réalité du réchauffement, ou haussent les épaules en vous assénant un dédaigneux "Quelques degrés de plus, et alors, qu'est-ce que ça peut nous faire ?".
Écrit par : George Monbiot dans Economie, carburants le
29 mai 2008
Note : Dans un contexte de cacophonie des gouvernants concernant l'augmentation du prix de pétrole, nous publions ici une lettre ouverte de George Monbiot, au Roi Abdullah d'Arabie Saoudite, publiée le 27 mai 2008 dans le quotidien anglais The Guardian sous le titre "Nous somme devenus fous, Majesté, et vous seul pouvez nous guérir". George Monbiot est l'auteur des best -sellers "Heat : how to stop the planet burning" et "The age of consent : a manifesto for a new world order".
Votre Majesté,
En accord avec les dirigeants des pays les plus développés, notre Premier Ministre vous encourage à augmenter votre production de pétrole. Je vous écris pour vous demander de l'ignorer. Comme les autres dirigeants, il se fait des illusions, et n'est plus assez compétent pour prendre ses propres décisions.
Une équipe de scientifiques menés par V. Ramanathan de l'Université de Californie a utilisé des drones, c'est à dire des modèles réduits d'avions automatiques et autonomes, pour étudier le lien entre la pollution atmosphérique et le changement climatique. Leurs résultats indiquent que les nuages chargés de particules de suies émises par les centrales électriques, les voitures, les usines, obscurcissent la terre, contrebalançant en partie l'effet de serre.
Le journal Le Monde, dans un article du 19 mai 2008 consacré à la plate-forme norvégienne Sleipner de la compagnie StatoilHydro (production 39 millions de m3 de gaz par jour ), et par ailleurs pionnière de la capture et du stockage du gaz carbonique (CSC), présente cette technique comme l'une des voies prometteuses pour limiter le réchauffement climatique tout en faisant état des critiques de Greenpeace à son encontre. Dans une autre partie du monde, un petit phénomène géologique, très surprenant, a attiré l'attention de DDmagazine. Quel rapport ? (ci-dessus photo : Harald Pettersen / StatoilHydro)

Avec l'émergence des problèmes alimentaires dans le monde liés, en partie (
voir notre article), à la production massive de biocarburants, une seconde génération de carburants dits "écologiques" voit le jour. La nouvelle solution consiste à orienter les cultures vers des plantes qui ne sont pas utilisées dans l'alimentation. Des plantations de jatropha, une plante originaire d'Amérique du Sud, sont brusquement apparues partout en Afrique. Aux Etats-Unis et en Europe, les plans abondent pour reconvertir les plantations vers la récolte d'herbe sauvage et de roseau géant.
Le département Energies renouvelables de l'université de technologies de Darmstadt (allemagne) a conçu et construit, avec ses étudiants, et en partenariat avec une entreprise privée, une petite voiture électrique baptisée Oscar (Open Source CAR). Léger, urbain et écologique, Oscar ne consomme que 6kWh pour 100 kilomètres, soit l’équivalent d’un litre au cent. Oscar fait penser à la Smart, sauf qu'il est électrique et que ce n'est qu'un projet ; la voiture n'est pas produite.
Perché en haut d’un volcan au milieu du Pacifique, l'observatoire de Mauna Loa à Hawaii mesure le dioxyde de carbone dans l'atmosphère depuis 1958. Rendu célèbre par le documentaire d’Al Gore, An Inconvenient Truth, ce centre fait partie des plus fiables du monde, du fait de son emplacement éloigné de toute source de CO2 qui pourrait biaiser les mesures. Au cours des dernières décennies, cet observatoire a mis en évidence une tendance à la hausse du niveau de CO2 dans l’atmosphère, due aux activités humaines et plus particulièrement à la combustion de carburants fossiles. Parallèlement, des chercheurs du CNRS ont confirmé cette tendance en effectuant en Antarctique des prélèvements de glace à très grande profondeur.
A moins qu'il n'y ait un revirement des politiques énergétiques mondiales, la demande en énergie s'apprête à s'accélérer accentuant ainsi la pression sur l'économie et sur l'environnement. Pourtant, un investissement supplémentaire de 170 milliards de dollars annuel en faveur de la productivité énergétique* permettrait de réduire d'au moins de moitié la demande en énergie à l'échelle globale, soit l'équivalent de 64 millions de barils de pétrole par jour (environ 8,4 millions de tonne) et presque une fois et demie la consommation énergétique des Etats-Unis. Tel est le constat du très respecté cabinet de conseil international McKinsey, à l'origine d'une étude sur l'investissement en faveur de la productivité énergétique.
Écrit par : Alexandra Lianes dans éclairage, business le
21 avril 2008
Deux sociétés américaines spécialistes de l'éclairage, Luminus et Luxim, profitent de leurs technologies de pointe pour se lancer sur le marché de l'éclairage. Zoom sur ces technologies et leurs applications respectives.
Écrit par : Alexandra Lianes dans éolien le
15 avril 2008
D'habitude, les éoliennes s'implantent à la campagne. Dans des zones où les vents sont constants. Désormais, l'éolien arrive dans les villes grâce à la mise au point d'aéroturbines capables de produire de l'électricité même à des vents faibles [au minimum 16 km/h] et surtout avec des vents inconstants. Bil Becker, professeur à l'université d'Illinois, fondateur de la société Aerotecture International, est à l'origine du concept. Il travaille sur cette idée depuis 1976, date de la création du premier prototype.
Aujourd'hui, les aéroturbines de Aerotecture s'adaptent très bien à la ville. Elles sont silencieuses, capables de fonctionner avec des vents multidirectionnels ou des vents en rafale, fabriquées avec des matériaux bon marché et elles sont sûres pour les oiseaux.